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    Quinze personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans une attaque à l'arme blanche près de Tokyo commise dans la nuit de lundi à mardi, rapporte l'agence de presse japonaise Kyodo citant la police. L'attaque s'est produite dans un centre pour handicapés de Sagamihara, une ville située dans la préfecture de Kanagawa, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Tokyo. L’agence Kyodo précise qu'un suspect a été arrêté.

    Technologies

    Banque mondiale: les retombées du numérique ne sont pas au rendez-vous

    media Les technologies numériques Getty Images

    Un rapport de la Banque mondiale sur le développement des « dividendes du numérique » sorti mi-janvier fait le point sur la pénétration et l’usage des technologies numériques dans le monde. Ce rapport constate que, malgré le fait que celles-ci se répandent rapidement à travers le monde en développement, elles ne produisent que trop faiblement les résultats escomptés, et déplore le fait qu’elles ne sont pas à la hauteur des attentes en termes de croissance, de création d’emplois ou d’amélioration des services publics. Un constat sur un développement qui n’a pas tenu ses promesses notamment en Afrique subsaharienne.

    Ce nouveau rapport de la Banque mondiale sur les retombées du développement de l’internet, des téléphones mobiles et autres technologies numériques observe dans son préambule que quatre milliards d’individus dans le monde n’ont toujours pas accès à internet.

    Par contre, ceux qui bénéficient de l’expansion rapide du numérique, et qui sont les mieux placées pour tirer parti de ces nouvelles technologies, sont, nous dit la Banque mondiale « les personnes riches, compétentes et influentes ». Certes il existe de nombreux succès individuels, mais au niveau global cela n’a pas permis d’accroître les opportunités pour les pauvres et la classe moyenne, ni évidemment pour les 20% de la population mondiale qui ne peut pas lire ou écrire.

    En outre, cela revient à dire que 60% de la population mondiale reste exclue d’une économie en constante expansion, à l’issu d’une période où l’on a vu, depuis 2005, tripler le nombre d’utilisateurs d’internet.

    Pour un monde connecté

    Ces technologies numériques doivent « transformer le monde des affaires, du travail et de l’administration publique » nous dit Jim Yong Kim le président du groupe Banque mondiale. « Nous devons continuer à connecter tout le monde et ne laisser personne sur la touche, parce que le coût des opportunités perdues est énorme. Mais pour que les dividendes du numérique soient largement partagés entre toutes les franges de la société, les pays doivent aussi améliorer leur climat des affaires, investir dans l’éducation et la santé, et promouvoir la bonne gouvernance ».

    Parmi les 40% de la population mondiale qui sont connectés, des changements importants se sont opérés. D’après la Banque mondiale aujourd’hui, « plus de 40% des adultes en Afrique de l’Est paient leurs factures de services publics par téléphone mobile. En Chine, huit millions d’entrepreneurs, dont un tiers de femmes utilisent une plateforme de commerce électronique pour vendre des produits à l’échelle nationale et les exporter vers 120 pays. L’Inde a fourni une identité numérique à caractère unique à près d’un milliard de personnes en cinq ans, leur facilitant ainsi l’accès aux services publics tout en réduisant la corruption… ». Autant d’exemples qui plaident pour le développement de ces technologies encore difficilement accessible pour d’autres.

    Les difficultés de l’Afrique subsaharienne

    Pour la Banque mondiale si les dividendes « tardent à suivre » au niveau global, elles ne tiennent pas non plus leurs promesses en Afrique subsaharienne qui se trouve au premier rang des régions les plus mal desservies, particulièrement en ce qui concerne l’internet qui y est le plus coûteux au monde. Le taux de pénétration d’internet dans cette région est passé de 1,22% en 2006 à 10,84 en 2014 alors que le taux de couverture dans les pays développés est de 80% en 2014.

    Une inégalité qui s’explique principalement d’après la Banque, par le coût rédhibitoire de l’abonnement aux offres internet, dû aux coûts de construction des infrastructures nécessaires. Comme l’analyse le magazine Jeune Afrique « le prix d’une connexion haut débit (un mégabit par seconde) en parité de pouvoir d’achat est en moyenne de 206,61 dollars mensuels par mois sur les côtes africaines, contre 438,82 dollars en moyenne dans les pays enclavés du continentdes chiffres à comparer aux 8,53 dollars mensuels qu’il en coûte en moyenne dans les pays de l’OCDE ».

    Les recommandations de la Banque

    Pour tenir la promesse d’un développement numérique pour tous, la Banque mondiale propose tout un ensemble de recommandations. Pour rendre par exemple l’internet universel, abordable et sûr, elle propose que les pays créent « un environnement propice aux technologies : des réglementations qui facilitent la concurrence et l’entrée sur les marchés, des compétences qui permettent aux travailleurs de tirer parti de l’économie numérique, et des institutions qui rendent compte aux citoyens ». Rappelant que ces technologies permettront d’accélérer le développement.

    Au cours de la dernière décennie, le groupe Banque mondiale a investi un total de 12,6 milliards de dollars dans les TIC, les technologies de l'information et de la communication.

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.