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    Technologies

    IVG: les sites qui trompent les femmes

    media Illustration issue du blog My Little IVG de la dessinatrice Sarah Gully. My Little IVG © Sarah Gully

    En France, la loi Veil autorise l'avortement depuis 1975. Sur Internet, des sites anti-IVG se cachent sous des allures de neutralité et de solidarité pour mieux militer contre la volonté des femmes d'interrompre leur grossesse. C'est en tout cas ce que dénonce la ministre de la Famille, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol. Invitée sur France Info le 17 septembre, la ministre a fait preuve de fermeté quant à la série de mesures qui sera prise par le gouvernement pour « faire reculer ces sites qui trompent les femmes. »

    L'objectif de la ministre des Droits des femmes semble limpide : faire cesser la manipulation en alertant sur la désinformation. « Être hostile à l'IVG, c'est la liberté d'opinion, mais tromper des jeunes filles, c'est un délit », déclarait Laurence Rossignol, au micro de France Info le 17 septembre. Le « délit d’entrave numérique » dénoncé par la ministre a été depuis l’objet de polémique allant jusqu’à être défini comme une « menace pour la liberté de penser ».

    Nous avons rencontré Laurence Rossignol à son cabinet pour savoir qui étaient derrière ces sites qu’elles qualifient de « manipulateurs ».

    A l’occasion de la journée mondiale du droit à l’avortement, Laurence Rossignol rappelle que dans un pays « où le droit à l’IVG est reconnu depuis la loi Veil [1975] », une femme qui décide de faire une IVG est « libre et maître de ce choix ».

    En France, où l'avortement est un droit fondamental, Sarah, qui a eu recours à l'IVG, témoigne : « En vérité, tu es toute seule. Dans ton esprit, tu tues quelqu'un. » La jeune femme, qui a préféré ne donner que son prénom, raconte que quand une femme se pose la question de l'interruption, elle a besoin d'aide. « C'est suffisamment compliqué pour que de fausses associations détruisent tes arguments pour t'entraîner dans leur délire de militants qui ne connaissent même pas ta vie », confie-t-elle.

    Laurence Rossignol précise qu'elle est « pro-liberté du choix ». Ni pro-IVG ni contre, elle est très attachée à l'information claire que les femmes sont en droit d'obtenir. C'est pour cela que la ministre donne l'alerte sur les sites qui, faussement neutres, exercent en réalité une pression sur le choix de la future mère.

    Les professionnels de la santé insistent aussi sur le caractère fondamental du droit appartenant aux femmes en matière d’avortement. Le ministère des Affaires sociales et de la Santé met en garde sur la désinformation à propos de l’interruption volontaire de grossesse, en communiquant une liste de sources officielles pour que les femmes puissent prendre leur décision en toute connaissance de cause.

    Et contre la pratique de l'avortement illégal, la campagne vidéo du Planning Familial #CeciNestPasUnCintre incite à agir pour que toutes les femmes aient accès à l’avortement. Elle encourage à ne pas détourner le cintre de sa fonction initiale : suspendre un vêtement, et non pas l’utiliser pour procéder à un avortement illégal, qui dans un cas sur deux, est mortel.

     

     

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