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    Technologies

    Un réfugié syrien attaque Facebook pour propagation de fausses informations

    media Anas Modamani souhaite contraindre Facebook à retirer tous les clichés détournés de son «selfie» avec Angela Merkel. REUTERS/Ralph Orlowski

    Un réfugié syrien en Allemagne a engagé un bras de fer juridique contre le géant Facebook. Anas Modamani veut contraindre le réseau social à censurer les  détournements de son « selfie » avec Angela Merkel, le dépeignant comme un terroriste ou un criminel. Le procès se déroule devant un tribunal de Wurtzbourg en Allemagne.

    De notre correspondant à Berlin,

    Anas Modamani est devenu involontairement un symbole de l’accueil par l’Allemagne de milliers de réfugiés. Sans savoir qui était la dame qui se trouvait en visite dans son foyer à Berlin en septembre 2015, il fait un « selfie » de lui avec Angela Merkel. L’image devient rapidement l’incarnation de la politique d’ouverture voulue par la chancelière.

    Mais pour ceux qui rejettent cette immigration massive, la photo montrant Anas à côté de la coupable numéro un, Angela Merkel, devient un instrument de propagande. Elle est reprise sur Facebook et présente le jeune homme comme un criminel ou un terroriste et l’accuse d’une attaque brutale contre un clochard à Berlin ou le mêle à l’attentat contre le marché de Noël dans la capitale allemande avec en commentaire : « Ce sont les morts de Merkel ».

    Contraindre Facebook à éviter la propagation des fausses informations

    Pour Anas Modamani, il s’agit d’obtenir, avec ce procès au civil contre Facebook, une décision de principe sur les obligations du réseau social pour éviter la propagation de telles fausses informations qui, bien sûr, portent atteinte à la réputation de la personne concernée. Facebook se défend en argumentant que les deux clichés au cœur de la procédure postés à l’origine ont été effacés suite aux démarches de l’avocat de Modamani.

    Mais si ces premières publications ont bien été supprimées, elles ont été partagées par de nombreux utilisateurs. L’avocat du jeune Syrien veut obtenir que Facebook passe son réseau au crible pour supprimer tous ces partages. Une exigence qui, pour le réseau social, aurait des conséquences techniques et financières importantes. Et si elle devait s’imposer, elles susciteraient sans doute d’autres procédures contre Facebook.

    Anas Modamani et Angela Merkel. Facebook

    L'Allemagne vent debout contre Facebook

    Le tribunal de Wurtzbourg veut trancher le 7 mars, sauf si un accord est trouvé d’ici là entre les parties en présence. Plus largement, Facebook doit faire face à de nombreuses critiques en Allemagne. En effet, l’avocat d’Anas Modamani, Chan-jo Jun, est côté société civile à la pointe du combat, estimant que le réseau social doit être responsable comme un organe de presse des propos haineux qu’on peut y trouver.

    L’an dernier, une plainte pour incitation à la haine contre Facebook de l’avocat a été rejetée à Hambourg. Une deuxième plainte est examinée à Munich. En décembre 2015, Facebook s’était engagé à effacer sous 24 heures des propos signalés par les utilisateurs. Mais certains responsables politiques perdent patience et réfléchissent à des amendes contre le réseau.

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