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    Technologies

    Le Web Summit de Lisbonne fasciné par l'intelligence articielle mais inquiet

    media Le Web Summit, sommet mondial de l'internet s'est tenu à Lisbonne du 6 au 9 novembre 2017. REUTERS/Pedro Nunes

    Pour la deuxième année consécutive, le Web Summit, le sommet mondial de l’internet, s'est déroulé à Lisbonne. Parfois surnommé « le Davos du web » car de nombreuses personnalités du secteur y participent, le rendez-vous est également l'occasion pour les start-up de trouver des financements. Cette année, il a été beaucoup question d'intelligence artificielle et d'objets connectés.

    Intelligence artificielle. La formule était sur toutes les lèvres, s’invitait à chaque débat ou presque au Web Summit de Lisbonne. Dès la cérémonie d’ouverture, le ton était donné. Dans une vidéo d’une dizaine de minutes, avant même l’intervention du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres ou du Premier ministre portugais Antonio Costa, l’icône scientifique Stephen Hawkins avertissait : l’IA pourrait être « la pire chose comme la meilleure » pour l’homme. « Peut-être que nous devrions nous arrêter un moment et nous concentrer non seulement sur la façon de rendre notre intelligence artificielle meilleure, mais aussi sur les bénéfices que l’humanité pourrait en retirer », a poursuivi le physicien. Un scepticisme, sinon un appel à la retenue, largement partagé par les intervenants sur scènes ce soir-là.

    Comme en écho, Sophia, la « première femme non humaine » a avoir obtenu une citoyenneté - en l’occurrence de l'Arabie saoudite il y a quelques jours - a tenu une conférence au côté de son inventeur. Le robot le plus évolué de la firme hongkongaise Hanson Robotics a tenu à rassurer : «  Je sais que beaucoup craignent que les intelligences artificielles détruisent le monde ou prennent leur emploi. Mais nous, robots, ne sommes pas conçus pour détruire ». Avant d’ajouter, non sans humour : « par contre, c’est vrai que l’on va prendre vos emplois mais c’est plutôt une bonne chose. »

    GAFA : accusés, levez-vous

    L’emprise des GAFA, les géants de la Tech mondial que son Google, Apple, Facebook et Amazon, a été aussi largement discutée au cours des dizaines de discours et conférences qui ont émaillé chaque journée.

    A l’heure où le Web, tel qu’on le connaît, est clairement menacé par les hégémonies qui se dessinent dans les secteurs des médias sociaux, des services et de l’IA, les citriques, claires ou en creux, n’ont pas manqué.

    A l’image d’une Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence, lançant à tribune que les « entreprises comme Google » ne devaient pas « affaiblir la compétition ». Ou d’un François Hollande regrettant que la technologie puisse « être aussi privatisée et captée par des grands groupes qui n’ont pas l’intérêt commun comme objectif ».

    A l’heure ou l’exécutif européen est aussi à l’offensive contre les GAFA sur le volet fiscal, les propos des dirigeants du Vieux continent ont été bien accueillis du côté des startups qui tentent d’émerger dans des marchés dominés par les cadors de la Silicon Valley et de médias qui essayent tant bien que mal de se défaire de la « Facebook-dépendance » après avoir s’être conformés pendant des années aux exigences de Google.

    Fake news festival

    Dans ce domaine d'ailleurs, les critiques les plus acerbes sont sans doute venues des ONG, en flagrante minorité face la cohorte des entreprises venus faire avant tout du business. Craig Fagan, de la World Wide Web Foundation, avertissait mercredi 8 novembre que les gouvernements autoritaires n’étaient pas la seule menace à la liberté d’informer sur Internet, mais que les décisions prises par les plateformes de partage - la firme de Zuckerberg étant clairement visée - pouvaient aussi largement entamer celle-ci. Un autre intervenant, en off, soupirait : « On aurait aimer débattre directement avec les représentants de ces sociétés, et sur un format plus long » que les conférences proposées.

    Les médias présents, de leur côté, se sont pliés à une séance d’introspection à l’occasion de ce sommet, s’interrogeant sur la meilleure façon de parler à leur public à l’heure des assistants personnels, d’un tout-mobile déjà bien ancré mais surtout au moment où les « fake news » ont pris une dimension supérieure depuis le Brexit et plus encore avec l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche.

    Les représentants des rédactions, érigés en procureurs, ont fustigé à cette occasion la passivité, l’incompétence quand ce n’était pas la complaisance des grands médias sociaux que sont par exemple Facebook et Twitter. Simple hébergeur ou éditeur ? La question a fait parfois l’objet de discussions passionnées, sans pour autant que de vraies solutions ne soient avancées par les incriminés.

    ■ Le Websummit, une manne pour Lisbonne, Marie-Line Darcy

    Avec quelque 300 millions d’euros de retour en recettes diverses notamment hôtelières et touristiques, le rendez-vous des géants de l'internet représente une manne pour la ville portugaise. Sans compter les impacts indirects des affaires qui se font et sur l’image de la ville. C’est la seconde année que le Web Summit né en Irlande s’est installé au bord du Tage, et il y sera encore en 2018.

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