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    Des geeks en cybersécurité très courtisés

    media Le Forum international de la cybersécurité s'est tenu à Lille le 22 et 23 janvier 2018. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    A l’occasion de la 10e édition du Forum international de la cybersécurité, à Lille, entreprises en tout genre et administrations se plient en quatre pour recruter le petit génie qui saura les protéger.

    Oubliez l’image du geek à l’hygiène parfois douteuse, hamburger dans une main et souris d’ordinateur dans l’autre. Aujourd’hui, les pros du codage et les as du chiffrement sont en costume-cravate. Ceux qui arpentent les allées du FIC (Forum international de la cybersécurité) sont parfois difficiles à différencier du responsable commercial, lui aussi à la tenue impeccable et aux cheveux bien peignés.

    C’est un fait : en 2018, le geek est entré dans le monde du travail. Face aux attaques informatiques de plus en plus nombreuses, chaque employeur veut se prémunir au mieux des risques. Et parallèlement, l’Union européenne impose de plus en plus de règles en la matière pour protéger les données personnelles des utilisateurs. Forcément, tout cela crée beaucoup de demandes.

    Guylaine Champenois a 23 ans, une coupe au carré et une confiance assez exceptionnelle dans son avenir. Son secret ? Elle est étudiante en cybersécurité. « La question n’est pas de savoir si on va avoir un job, estime la jeune fille, mais vraiment ce qu’on veut faire et où l'on veut aller. » « Les entreprises nous recherchent donc on a de la chance ! », conclut-elle tout sourire. Trouver du travail lorsqu’on est geek et que l’on se spécialise dans la cybersécurité ne semble pas être un souci.

    Des entreprises généreuses

    Pressentant depuis plusieurs années l’importance croissante de la cybersécurité, certains géants se sont lancés sur ce marché porteur. C’est le cas de l’avionneur européen Airbus ou encore du groupe électronique français Thalès. Ces multinationales proposent leurs services en cybersécurité (audit et solutions) à une kyrielle d’entreprises qui souhaitent se protéger sans pour autant créer une branche dédiée uniquement à l’aspect cyber. Trop coûteux.

    Mais même des géants comme Airbus ne parviennent pas à recruter autant d’ingénieurs experts du sujet qu’ils le souhaiteraient. « L’année dernière, on a recruté 90 personnes en France, mais on aurait bien voulu plus », souligne Christelle Erpesso, directrice des ressources humaines de Airbus Cyber-Security France. « Ce sont des profils qui sont tellement rares, énormément chassés et sollicités par nos concurrents. Ça crée de l’intérêt et les profils rares deviennent des profils chers », note Mme Erpesso, tout en scrutant les allées du salon à la recherche d’un éventuel petit génie à embaucher. L’offre dans le secteur est bien inférieure à la demande, le geek formé est donc le roi. Certaines entreprises sont prêtes à débourser jusqu’à 4 000 euros nets par mois pour s’assurer les services d’un jeune fraîchement diplômé en cyber.

    Multiplication des formations

    Logiquement, lorsque l’on prend conscience du marché colossal qui s’ouvre aux jeunes pros de la cybersécurité, les regards se tournent aussi vers leur formation. La France compte d’excellentes écoles et universités spécialisées en cybersécurité qui n’ont rien à envier aux pays anglo-saxons. Mais elle manque de candidats, comme l’explique Richard Rey, ingénieur à l’ESIEA, une école privée spécialisée dans le numérique. « On souffre de l’image que véhicule le geek dans la tête des gens. On pourrait prendre plus d’élèves dans nos cours, mais il n’y a pas de candidats », se lamente cet ancien militaire, très au fait des questions de cyber-défense.

    Pourtant, à entendre M. Rey, les entreprises sont prêtes à tout pour « réserver » un poulain alors même qu’il est encore étudiant. « Dès la 4e année, vous avez des boîtes spécialisées dans la santé, la métallurgie, etc. qui proposent des contrats de professionnalisation aux étudiants, paient leur 5e année, et n’exigent même pas que l’étudiant reste dans l’entreprise après sa formation », savoure-t-il.

    L’armée et sa botte secrète

    Mais comment font ceux qui veulent des cyber-spécialistes mais ne peuvent pas mettre des sommes trop importantes dans la balance ? C’est le cas de certaines institutions publiques, comme l’Etat ou l’armée. Cette dernière utilise une réserve opérationnelle de 400 personnes, souvent des ingénieurs employés dans le privé, qui s’engagent pour leur pays un certain nombre de jours par an.

    Nathan, 23 ans, rasé de très près, est l’un de ces réservistes. Même s’il est bénévole lorsqu’il travaille pour l’armée, il assure trouver son compte ailleurs : « Dans mon entreprise civile, impossible de toucher à certains logiciels. Alors que dans l’armée, on a accès à des techniques qu’on n’apprend pas forcément dans le civil. On a une amélioration de nos compétences ».

    Dans cette chasse au spécialiste en cybersécurité, chacun fait valoir ses atouts, l’utilisation de logiciels très pointus pour certains, des salaires mirobolants pour d’autres. Mais une chose est sûre, le geek lui est bien le roi et à l’embarras du choix. Le secrétariat d’Etat au Numérique estime qu’en Europe, d’ici cinq ans, 350 000 ingénieurs en cybersécurité seront recrutés.

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