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    Technologies

    CES 2019: la technologie va continuer à changer nos vies

    media L'impressionnant et curieux drone hélicoptère de chez Bell, on se demande bien d'ailleurs comment ils ont pu le faire rentrer dans le hall du salon du CES. RFI/Thomas Bourdeau

    Qu’on y croie ou pas, la technologie ne laisse aucune incertitude sur son importance dans nos mondes connectés à venir. Au CES, Consumer Electronics Show, de Las Vegas, au salon de l'électronique, c’est visible et très marqué. De la maison, à la voiture, jusqu’aux villes, tout y passe, du plus simple au plus grand. Au consommateur aussi de savoir faire son choix...

    Vous vous souvenez des Google Glass ? On en avait vu beaucoup et fièrement portées lors de notre premier CES, on a même cru qu’on allait devoir s’y mettre, mais ça n’existe plus depuis… Ainsi va la technologie qui créée des besoins qu’on oublie parfois aussi vite qu’un Kleenex. Ce souvenir d’échec technologique ne ferait certainement pas sourire Google qui pourtant aura été omniprésent au salon cette année. Dès l’accueil des animateurs siglés Google - bonnet blanc, combinaison de travail blanche chic, sourire et voix puissante made in USA - font la promotion du géant du web qui s’installe partout. Quand Amazon reste discret avec son assistant vocal Alexa, Google veut clairement s’afficher.

    Car ici c’est la guerre économique entre les géants de l’industrie électronique. Mais qui sont-ils ? Les marques leaders peuvent changer au rythme des mises à jour et les géants connus sont bien souvent bâtis sur des pieds d’argile made in China. Et ça commence à se voir terriblement. Sur un stand, le premier matin du salon, la présentation d’ouverture s'est déroulée en chinois, avec un parterre d’invités nés bien loin de la Silicon Valley… Ensuite, Baidu et Alibaba ont fait leurs shows : ce sont deux noms du commerce chinois en ligne qui vont gagner du terrain dans les années à venir.

    Les animations sur de nombreux stands sont assurées par toute une brigade habillée par Google. RFI/Thomas Bourdeau

    Des tendances lourdes dans un écosystème inéluctable

    Alors que reste-t-il des promesses de la tech, se demande-t-on ? Le rêve délirant des Google glass, des brosses à cheveux connectées nous semblaient pouvoir virer au cauchemar ou à la farce. Au vu du démarrage de ce CES 2019, on est pourtant amené à répondre par l’affirmative, malgré toute notre intention de sourire devant ce progrès qui parfois bégaie ou avance à marche forcée. C’est une débauche d’idées qu'on découvre dans les allées de l’immense Convention Center, avec de solides bases dans les détails technologiques. Bien que les nouveautés ne soient pas délirantes, car beaucoup semble avoir déjà été envisagé - il n’est plus de saison de réinventer la roue ou le hoverboard ce skateboard futuriste - ce sont des tendances lourdes.

    Le plus impressionnant ? Les technologies adaptées aux « smart cities », comme on appelle ces villes intelligentes, mais aussi à l’industrie automobile. Autrement dit tout le processus technique qui va des capteurs aux caméras qui effectuent de la reconnaissance faciale, analysent les parcours et exploitent l’ensemble de ces données fournies par le biais d’une intelligence artificielle, pour permettre de rouler en toute sécurité ou de traverser la rue avec notre sourire ou agacement analysés à la minute. Impressionnant tout autant que stressant, certes. Toutefois, plutôt que de craindre ce qui se présente après tout comme un atout majeur de sécurité routière et de meilleure vie dans la ville, il serait bon de favoriser la confiance dans le contrôle des données, mais cela n'a pas été le débat de ce salon.

    Chez Nissan, la voiture est déjà dans le futur. RFI/Thomas Bourdeau

    Un CES impressionnant donc et qui devient plus beau. Il y a quelques années, les produits issus des nouvelles technologies pouvaient être vraiment laids, on ose le dire. Mais depuis que les designers sont passés par là ainsi que l’expérience utilisateur, tout a changé. C’est attrayant et ne se résume plus seulement à l’aspect technologique : les objets semblent d’ailleurs également plus faciles à adopter.

    La technologie peut user, épuiser

    Impressionnant, beau, mais clivant. Car un fossé se creuse : tech ou pas tech ? Comme si ce choix existait et à quelle intensité ? Sur le salon, cela se voit et de façon même criante avec la génération des jeux d’arcade mais aussi celle des vinyles, qui semblent s’accrocher à leur madeleine « low-tech ». Deux exemples symptomatiques qui illustrent un dilemme plus profond. Est-ce vraiment générationnel ou est-ce juste le refus de plonger dans un monde qui arrive comme un tsunami de données et de contrôle de plus en plus intrusif ? La technologie peut user, épuiser. Alors les joueurs préfèrent parfois retourner vers un jukebox imaginaire en mode relax, sans data, sans capteur, sans écran même… C’est possible encore !

    Au CES ce qui est montré, c’est l’expérience utilisateur

    Pour la voiture, c’est sidérant et c’est véritablement visible sur le stand du français Faurecia. Un stand véritablement débordé par son succès qui interdit les photos et fait montre d’un savoir technique impressionnant pour les véhicules électriques du futur. C’est un expert qui nous en parle : « Sur d’autres salons, on voit les objets, alors si vous voulez voir des voitures venez à Détroit car là au CES ce qui est montré c’est de l’expérience utilisateur ». Quoi de plus fondamental pour la conduite d’une voiture ! « Le CES permet de voir cette industrie automobile sous un angle plus technologique et c’est génial, s’enthousiasme-t-il, car c’est bien plus que du tissu et du métal comme avant. »

    En effet à droite on observe le squelette d’un moteur électrique, plus loin les détails d’accroche des ceintures de sécurité, puis des écrans qui analysent votre morphologie afin de vous installer au mieux dans l’habitacle. Au stand Invidia, il n’est possible de prendre que des rendez-vous privés, il n’y a rien à voir c’est juste un logiciel qui est dans toutes les voitures ou presque. On est dans l’impressionnant, le beau et un marché clivant qui pourra se résoudre avec des formules de souscription n’obligeant pas nécessairement à l’achat du véhicule mais pouvant faire vivre le monde automobile de manière plus collective, là aussi un écosystème à imaginer...

    C’est dans le domaine de la réalité augmentée, voire mixte comme expliqué par Antoine Bezborodko à la tête d’HoloForge que le futur se joue aussi :

    Mais aussi celui de la pollution avec cette solution française pour échapper aux particules fines expliquée par Flavien Hello créateur des masques anti-pollution R-Pure :

    Réduire l’anxiété et la souffrance de l’enfant autiste

    A l’espace Eurêka, sur un stand de la Frenchtech, on a vécu un réel moment de poésie. Les Japonais qui passaient, s’arrêtaient tous éberlués, mais aussi émus. C’est suffisamment rare sur un tel salon pour le souligner. Le créateur, Rémy Ramadour, nous a expliqué, amusé : « La boîte en bois c’est mon père qui l’a réalisée ».  Mais qu’est-ce donc, on dirait du sable ? « C’est un tas de sable interactif, on cherche à régler l’anxiété des personnes qui ont des troubles cognitifs, avec la stimulation multi sensorielle. On part du sable cinétique qui a une propriété relaxante, puis on ajoute des couches de couleurs : cela place la personne dans un espace apaisant, réduit les pensées ruminantes et œuvre à améliorer sa disponibilité cognitive. On travaille avec des personnes âgées ayant des démences, des enfants avec des troubles autistiques. L’objectif est de réduire l’anxiété dès qu’elle vient perturber la qualité de la prise en soi. De ce fait on améliore le travail des thérapeutesOn travaille avec une équipe de recherche à Bordeaux qui étudie comment les interfaces homme-machine peuvent contribuer à améliorer la qualité de la prise en soi avec des approches non médicamenteuses ».

    L’idée vient du MIT, la célèbre université du Massachussetts, qui l’a utilisée dans les musées (certains artistes contemporains s’en servent pour créer leurs œuvres d’art avec). Avec Ullo, on y plonge les mains et le monde semble changer avec les lumières et les reliefs qui varient, comme si on composait son propre jardin zen intérieur. Les explications données par Rémy Ramadour sont fortes et douces à la fois, car le sujet douloureux -la souffrance de l’enfant autiste ou de la personne atteinte de démence- est universelle.

    « La Silicon Valley est utilitariste quand l’Europe est kantienne »

    Impressionnant beau et apaisant. La tech et les machines pour améliorer son rapport à soi-même. Il y a presque un chemin philosophique à effectuer pour suivre le déroulé des nouvelles technologies. Un chemin philosophique qui perturbe plus d’un Européen et c’est la raison pour laquelle certains vont aux Etats-Unis, Arnaud Auger Sengupta de BNP Paribas explique : « La Silicon Valley est utilitariste quand l’Europe est kantienne. Pour la Silicon Valley, seule l’utilité, la satisfaction des utilisateurs est importante. Peu importe si cela sert aussi des intérêts privés. En Europe, avant de voir l’utile, on se demande à qui cela profite d’avoir ce gain d’utilité pour l’utilisateur. Si ce n’est pas purement désintéressé, ce ne peut pas être complètement bon ».  On ne pensait pas faire de la philosophie à Las Vegas, comme quoi ce qu’il se passe à Las Vegas ne doit pas toujours rester à Las Vegas !

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