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    Il était une fois, le futur des nouvelles technologies…

    media Les rêves technologiques, à en voir la lune Google dans une flaque d'eau. ® Thomas Bourdeau / RFI

    Le salon du CES est l’occasion unique de voir un futur possible promis par les nouvelles technologies. Les idées les plus  farfelues peuvent devenir de nouveaux usages dans la vie de tous les jours. L’écosystème des nouvelles technologies est solide et l’histoire promet d’être belle, aux usagers de la vivre et de l’écrire. Il était une fois...

    Vers quel futur nous transportent les nouvelles technologies ? C’est la question habituelle après un CES, ce salon de l’électronique qui présente les nouveautés des fabricants à venir sur le marché, et qui affiche aussi les idées les plus folles en passe de se consolider dans le domaine technologique. Un futur à l’écosystème assuré, dirons-nous. Cet univers a évolué ces dernières années du gadget pas forcément joli et un peu figé, à un monde de machines élégantes et douées de pensée. De façon imagée, on peut dire qu’en quelques années on est passé de simples lettres aux mots, puis aux phrases avec lesquelles les constructeurs incluent les consommateurs au sein de leurs histoires technologiques. Mais quelles histoires ? C’est un peu, il était une fois les nouvelles technologies au CES de Las Vegas… Un conte de fée écrit avec une baguette électronique qui opère à Vegas, et ne restera pas à Vegas, mais va se jouer dans nos villes et nos vies à venir.

    Le fantasme d’autonomie devient réalité

    Il était une fois, le confort du corps et de l'esprit dans une voiture autonome... Sur le salon du CES, la plus importante et évidente des évolutions est bien celle du marché automobile. Cette voiture qui voit son fantasme d’autonomie devenir réalité, propose maintenant des habitacles confortables et ultra modernes. L’équipementier allemand IAV nous a fasciné avec l’utilisation des vitres passagers en véritable écran tactile communiquant avec les images de l’extérieur. Et ce n’est même plus «simplement» une histoire, mais surtout de l’expérience utilisateur, voire une vision de modernité derrière un écran et dans un habitacle qui sont proposées chez l'équipementier français Faurecia.

    Il était une fois, c’est l’histoire que va nous raconter cette intelligence artificielle semblant vouloir occuper le terrain des objets qui comptabilisent et analysent nos données de vie. Omniprésente sur le salon, les fabricants sont déterminés à l’installer à tout stade de vie et dans tous les domaines. De l’enfance à la vieillesse accompagnée par un robot auxiliaire de vie, du lieu de travail, de la voiture, à la maison et à la ville, tout sera «intelligent» pour améliorer nos vies en voiture autonome, dans les smart cities et les maisons non moins connectées. Et on attend beaucoup du nouveau projet d’IBM Research, project debater, qui se donne pour défi de réaliser un système d'intelligence artificielle pouvant participer à un débat en direct avec des experts humains. Les mots à suivre cette année : le deeplearning (l'apprentissage profond) et la blockchain (une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle).

    Des objets connectés devenus attachants, protecteurs, rassurants

    Il était une fois, des objets séduisants… Au hasard d’un stand on a entendu cette réflexion devant un objet connecté : « it is cute, it is something you want to have a relation with ». C’est joli, c’est une chose avec laquelle on a envie d’avoir une relation. On en est là ! Les objets connectés sont devenus attachants, protecteurs, rassurants, mais aussi vigilants car ils nous connaissent mieux et peuvent communiquer avec nous. C’est ce qui fait dire aux spécialistes que l’écosystème est en phase d’être consolidé. Reste à savoir qui gagnera la «guéguerre» des assistants vocaux et des technologies embarquées entre Amazon et Google, omniprésent sur ce salon 2019.

    Google, omniprésent cette année sur le salon. ® Thomas Bourdeau / RFI

    Il était une fois, notre santé améliorée. Au vu de la densité des données comptabilisées, analysées et décryptées, l’univers de la santé a sa carte à jouer. C’est tout un pan de nos vies qui va succomber aux nouvelles technologies. Des montres, des capteurs discrets et quelle surprise de voir tout un domaine du salon consacré au sommeil, du matelas à l’oreiller plus ou moins chaud. Un marché à venir et d’avenir, tant on passe de temps dans son lit sur 24h. Dreem, la société française innovante dans le domaine depuis plusieurs années, qui fut la seule et l’unique pendant longtemps, semble aujourd’hui avoir inspiré beaucoup de plagiaires. Le sommeil est concurrentiel !

    « De la technologie apaisante, des tech for a better world »

    Il était une fois, la résilience, c’est une thématique originale et symbolique de ce salon qui fait face à beaucoup de questions de société. Les nouvelles technologies nous ont envahis mais à quel prix ? Les nouvelles technologies sont intelligentes mais peuvent-elles solutionner nos problèmes à l’échelle de la planète ? Et ça se joue aussi dans la santé psychologique et c’est Rémy Ramadour de la société Ullo World qui nous explique très bien ce changement de cap : « il y a une émergence du 'calm computing', de la technologie apaisante ou des technologies positives, tout le courant des 'tech for a better world'. La technologie peut contribuer à améliorer le monde et ça peut être sur le climat, la santé. Je n’aurais pas monté une société si je n’avais pas été persuadé qu’on peut améliorer de manière extrêmement positive les relations entre les personnes avec la tech. » Alors de la cyber-sécurité, aux smart cities, à la lutte contre les catastrophes naturelles et le changement climatique, voire l'anti-terrorisme… c’est toute une industrie à laquelle on demande des réponses efficaces.

    Il était une fois, un univers à créer. La réalité virtuelle avec son casque immergeant dans un monde inventé avait excité les esprits, mais elle semble réellement céder le pas à la réalité augmentée, voire mixte. Celle-ci permet de voir autour de soi mais aussi d’afficher des informations qui viennent d’ailleurs. On parle de réalité mixte quand on partage cet univers avec quelqu'un portant le même casque, qui peut donner des instructions par exemple pour la société française Holoforge,  l'un des rares studios au monde à être officiellement reconnu par Microsoft ▼

    Il était une fois, un sacré chantier quand même ! Le salon est une foire, comme si on déambulait dans les stocks d’un gigantesque supermarché ! Alors on s’extasie devant les nouveaux écrans télé 8 k déroulables comme sur le stand LG, mais on s’amuse aussi devant des inventions un peu délirantes comme ce blender, haut parleur, portable, ou ce téléphone pliable de chez Royole. Il n’est pas certain qu’on en ait besoin ; c’est l’épreuve de ce salon, l’idée va-t-elle passer le cap, devenir désirable et être souhaitée par les consommateurs ?  Ainsi, l’impression 3D qui promettait beaucoup, recule inlassablement car trop chère pour des usages individuels ou juste trop consommatrice en plastique. Royole à côté de son téléphone pliable propose des sacs avec écran et il se pourrait bien que ça ait du sens. On a vu le même type de produit sur le stand de Pix dans les allées de l’Euréka park pour un sac à dos qui clignote comme un écran de télé avec des infos qu’on peut modifier à volonté. Les usages vont venir, c’est certain...

    C’est la fin du CES, la fin d’un voyage dans une ville éclairée aux néons clignotants. En observant un réparateur surveillant les milliers d’ampoules qui composent l'entrée du vieil hôtel de Las Vegas, le Circus Circus, on s’est dit que même ce métier était impacté par les nouvelles technologies. Et ce qui brillait alors de mille feux, semble désuet depuis que la ville est envahie d’écrans. Au CES c'est flagrant et c'est à l'oeil nu qu'on observe le marché évoluer et demeurer extrêmement concurrentiel. Les idées d’aujourd’hui seront reprises demain pour être adaptées par d'autres. Alors un soupir nostalgique nous prend en observant ces joueurs de Pong (premier jeu vidéo d'arcade) ou ces démonstrations de rubiks cube connecté face à la futuriste partie de ping-pong avec le robot Omron.

    Un univers économique concurrentiel impitoyable comme ces places de parking autour du Convention center qui à l’ouverture du salon étaient négociées à 40 dollars, furent bradées à 20 le dernier jour et sont depuis gratuites.

    ►Une liste des “gadgets” essentiels du CES2019 ici

    ►Pour un cahier de tendances précis d'Eric Scherer, directeur de la prospective à Trance Télévisions, c’est par là

    ►Ou un premier retour déjà dense, passionnant et non moins clair d'Olivier Ezratty c’est

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