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    Autour de l'incendie de Notre-Dame, des intox vite éteintes

    media Un homme aperçu sur les toits, des rosaces parties enfumées, deux départs de feu... l'incendie de Notre-Dame a drainé de nombreuses intox sur les réseaux sociaux. FRANCOIS GUILLOT / AFP

    Dans la nuit de lundi à mardi, alors que le monde entier avait les yeux rivés sur Paris, les fausses nouvelles se propageaient sur les réseaux sociaux plus vite que les flammes dans la charpente de Notre-Dame. Florilège.

     ■ Une statue, un pompier mais pas de « déséquilibré »

    Notre-Dame est l'un des monuments symboles de Paris, l'un des joyaux du gothique français. Lundi soir, les caméras de télévision mais surtout celles des smartphones des Parisiens et des touristes étaient braquées sur la cathédrale, dévorée par les flammes. De nombreux comptes Facebook et Twitter ont alors relayé une photo de la flèche en feu sur laquelle une silhouette apparaissait, debout sur un toit, tout près de l'incendie. Il n'en fallait pas plus pour que la machine à rumeurs s'emballe.

    «  On m'explique ? », demande l'auteur de l'une de ces publications. « À l'attention de la police », lit-on sur une autre, quand certaines personnes n'hésitent pas à parler « d'un déséquilibé » présent sur les lieux du drame.

    Pourtant point d'individu mais une simple statue, comme l'a rapidement confirmé l'Agence France-Presse. D'abord identifiée comme la « Vierge du Trumeau » par l'AFP, il s'agirait en fait d'une autre oeuvre, dont l'identité ne fait pas l'unanimité chez les historiens. 

    Une autre silhouette, déambulant cette fois sur l'une des tours de la cathédrale, a elle aussi fait les choux gras de la « complosphère ». Filmée brièvement par une télévision étrangère alors que le feu faisait encore rage autour de la flèche de la cathédrale, cette personne semblait vêtue d'un chasuble jaune. En ces temps d'agitation populaire en France, il n'en fallait pas plus pour supposer un acte malveillant.

    Certains, comme le député Meyer Habib, ont aussi fait un rapprochement - sans avancer de preuve - avec l'incendie de l'église Saint-Sulpice, le mois dernier, dont l'origine est bien, elle, criminelle, selon la police. 

    Or, comme le note la cellule Check News de Libération, cette personne est aussi visible sur une séquence diffusée par la chaîne américaine CNBC, dans laquelle on la discerne mieux. On note ainsi qu'elle porte un casque brillant... comme celui des pompiers. Interrogés par les journalistes du quotidien, ces derniers ont confirmé qu'il s'agissait bien de l'un des leurs.

     ■ Des rosaces en danger mais bel et bien préservées

    Alors que le panache de fumée était au plus haut, lundi soir, autour de 20h30, peu de spéctateurs étaient optimistes quant à la préservation des nombreux joyaux que renferme Notre-Dame. On redoutait notamment que ne disparaissent trois somptueuses rosaces datant du XIIIe siècle.

    Certains comptes sur les réseaux sociaux sont allés un peu vite en besogne en affirmant que c'était bien le cas, comme La Plume Libre (tweet effacé depuis). Une affirmation reprise ensuite des milliers de fois. 

    Si un doute a longtemps plané sur l'état de ces rosaces, aucune source n'indiquait alors que celles-ci n'avaient pas résisté à l'incendie. Le lendemain matin, le porte-parole de la cathédrale, André Finot, confirmait sur BFM TV qu'à l'inverse de certains vitraux, les trois chefs-d'oeuvre avaient bien tenu le choc : « De ce que j'ai pu voir, les vitraux n'avaient pas été touchés, les trois belles roses [...] étaient encore là. »

    Dans un entretien au journal La Croix, Jacques Loire, artisan ayant notamment restauré certains vitraux de la cathédrale de Chartres, estime ainsi que c'est « le réseau de pierres important » de ces rosaces qui leur ont permis de résister aux fortes chaleurs.

     ■ Spéculation autour d'un acte criminel

    Ces derniers jours, outre les interprétations farfelues des images, il y a aussi eu ce flot de déclarations concernant l'origine du sinistre, ne reposant souvent sur rien de concret.

    Alors que les gargouilles avaient encore le dos léché par les flammes, le conseiller municipal de Neuilly, Philippe Karsenty, a par exemple tenté de donner « sa » version de ce « 11-Septembre français », en direct sur la chaîne américaine Fox News : « Le politiquement correct va vous dire que c’était un accident... », a-t-il commencé avant de se faire reprendre par le journaliste : « Monsieur, nous n'allons pas commencer à spéculer ici. »

    D'autres politiques sont, eux, allés au bout de leur réflexion...  quitte à se faire l'écho de rumeurs, comme celle d'un possible « double départ de feu ». Ce fut le cas du député UDI Meyer Habib ou du cadre du Rassemblement national, Jean Messiha.

    Poutant, lorsque cette possibilité est évoquée, aucune source crédible ne vient l'étayer. Le feu est vraisemblablement parti d'un seul endroit, au niveau d'un chantier en cours sur le toit de la cathédrale. 

    Ainsi, la piste accidentelle privilégiée dès les premières heures du sinistre continue d'être suivie par les enquêteurs de la brigade criminelle de la PJ, précise l'AFP. Pour le procureur de la République Rémy Heitz, en effet, « rien dans l'état ne va dans le sens d'un acte volontaire ». Une enquête pour « destruction involontaire par incendie » a d'ailleurs été ouverte.

     ■ Cathédrale Notre-Dame... de Reims

    Moins alarmant, mais faux tout de même, ce tweet en provenance des États-Unis, partagé près de 4 500 fois, prétendant montrer la cathédrale parisienne déjà en proie aux flammes il y a cent ans, avec ce message : « Juste un rappel si vous n'êtes pas familier avec l'histoire de Notre-Dame, ce n'est pas la première fois qu'elle est en feu. Elle a été bombardée pendant la Première Guerre mondiale et a été restaurée dans son état d'avant l'incendie. »

    Comme l'auteur l'a reconnu dans le tweet suivant, il ne s'agissait pas de la cathédrale Notre-Dame de Paris, mais celle de Reims, victime effectivement des bombardements allemands en septembre 1914. Mais le correctif, lui, n'a été partagé que 89 fois...

     ■ YouTube relie l'incendie au 11-Septembre

    Et puis dans ce florilège de « Fake News », le géant de la vidéo en ligne n'a pas aidé à y voir plus clair, en diffusant par erreur, dans la nuit de lundi à mardi, un bandeau informatif évoquant les attentats du 11-Septembre sous des images de Notre-Dame en flammes.

    Le texte faisait référence à une entrée de l'Encyclopedia Britannica consacrée aux attentats jihadistes du 11 septembre 2001.« Ces bandeaux [censés contextualiser les vidéos jugées douteuses] sont générés de manière algorithmique et nos systèmes peuvent parfois se tromper », a expliqué un porte-parole de YouTube à l'AFP. Clairement, internet, ce soir-là, n'avait vraiment pas besoin de ça...

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