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    Technologies

    Facebook suspend la préinstallation de ses applications sur les appareils Huawei

    media Mi-mai, Washington a placé Huawei sur une liste d'entreprises soupçonnées d'espionner pour le compte de Pékin. REUTERS/Dado Ruvic

    Les applications Facebook ne seront plus préinstallées sur les nouveaux appareils Huawei. Le groupe chinois est visé par des sanctions américaines prises au nom de la sécurité nationale en plein conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

    Facebook suspend la préinstallation de ses applications sur les appareils Huawei. Cette mesure reste symbolique pour le moment cependant. Les détenteurs de smartphone Huawei pourront toujours continuer d’utiliser, de télécharger ou de mettre à jour Facebook et les autres applications propriété du célèbre réseau social américain à savoir WhatsApp, Instagram et Messenger.

    Guerre commerciale Chine-Etats-Unis

    Alors que les Etats-Unis et la Chine sont embourbés dans une guerre commerciale, Huawei semble cristalliser en grande partie ce conflit. Mi-mai, Washington a placé l'entreprise chinoise sur une liste d'entreprises soupçonnées d'espionner pour le compte de Pékin.

    Jusqu’à présent Facebook était préinstallé sur la plupart des smartphones et Huawei ne faisait pas exception. La direction du réseau social aux 2,7 milliards d’utilisateurs précise être « en train d'examiner » les textes officiels des autorités américaines et de « prendre les mesures pour s'y conformer ».

    La décision de Facebook représente un nouveau coup dur pour l’entreprise chinoise, leader mondial des équipements 5G, devenue la bête noire du président Donald Trump. Google a indiqué en mai dernier qu'il devait couper les ponts avec Huawei. Google doit donc le priver à terme de l'accès à son système mobile Android et à certaines applications.

    ►A lire aussi : Face aux sanctions de Donald Trump, Huawei dégaine à nouveau l’arme juridique

    Les opérateurs téléphonique font entendre leur voix

    Dans un dossier ultrasensible politiquement, la tentative d'interdiction de Huawei menée par l'administration de Donald Trump, les industriels font entendre leurs voix. Regroupés au sein de la GSMA, les opérateurs téléphoniques du monde entier ont estimé ce vendredi à 55 milliards d'euros le surcoût en cas de bannissement des équipementiers chinois du marché européen, en particulier du développement de la 5G la dernière génération de téléphonie mobile prévu pour 2020 sur le continent.

    Si, pour les Etats-Unis, le chinois Huawei constitue une menace pour la sécurité qui justifie son bannissement, la GSMA fait un autre calcul. D'après une étude interne du groupement industriel qui rassemble près de 750 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile dans le monde, cela pourrait engendrer un surcoût de l'ordre de 55 milliards d'euros pour les opérateurs télécoms du continent.

    Plusieurs pays, à commencer par le Royaume-Uni ont déjà planifié le déploiement de la 5G, la dernière génération de téléphonie mobile. Et dans leurs plans, les équipementier chinois sont en bonne place par rapport aux champions européens comme Nokia, Ericsson voire même le coréen Samsung. Changer son fusil d'épaule exigerait de revoir tout le calendrier. Ce qui équivaudrait à un retard en moyenne de dix-huit mois sur les plans initiaux.

    D'ici 2025, les opérateurs en Europe prévoient d'investir la bagatelle de 300 à 500 milliards d'euros pour le développement de la 5G sur le continent, dont le lancement est prévu en 2020. Quant à la sécurité du réseau, la GSMA avait, en début d'année appelé les gouvernements à s'associer aux opérateurs pour élaborer un standard européen spécifique qui préserve le principe de libre-concurrence. Une réponse alors à l'offensive de Donald Trump contre Huawei. Les membres américains ne s'étaient pas associés à cet appel du groupement.

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