GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 22 Mai
Mercredi 23 Mai
Jeudi 24 Mai
Vendredi 25 Mai
Aujourd'hui
Dimanche 27 Mai
Lundi 28 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Référendum irlandais sur la libéralisation de l'avortement: large victoire du oui (sondage sortie des urnes)
    Tirailleurs

    MORT SUR HERMES La chéchia des tirailleurs

    media

    Le premier uniforme donné aux tirailleurs sénégalais en 1857 lors de la création du corps est une tenue à l'orientale comme en portent alors les zouaves et les tirailleurs algériens. La coiffure qui l'accompagne est une chéchia et un turban.

    La chéchia est conservée par les Sénégalais pendant un siècle et portée avec les différentes tenues qu'ils revêtent tout au long de la période.

    Cette coiffure est devenue emblématique des tirailleurs. Quand en 1915 la société Banania substitue un tirailleur à l'Antillaise sur ses boîtes de cacao, elle l'habille de la tenue orientale mais le coiffe de la chéchia ; peu à peu elle resserre l'image sur le visage coiffé du tirailleur puis sur sa seule chéchia.

    Affiche de Paul Colin.

    De même, Paul Colin ne montre-t-il que la chéchia surmontant les yeux du tirailleur quand il dessine une affiche pour les troupes noires en 1940.

    Cette coiffure, « l’un des symboles les plus visibles de l’islam coutumier, couvre la tête, partie noble chez le musulman »*. Portée par le soldat, la chéchia prend valeur de symbole du pouvoir en place. Elle est rouge, c'est-à-dire de l'une des couleurs prisées par le pro­phète Mahomet. Elle ne comporte pas de visière pour permettre au croyant de se prosterner jusqu'au sol lors de la prière.

    Pendant la Première Guerre mondiale, la chéchia portée au combat est parfois recouverte d'un man­chon en toile kaki clair, puis confectionnée en drap bleu foncé dès la fin de 1914 ou le début de 1915, puis en drap bleu clair et enfin kaki en 1916. Après cette date, le casque écarte la chéchia du champ de bataille ; elle peut alors reprendre sa couleur d'origine. Le port de cette coiffure est abandonné après la Seconde Guerre mondiale.
     


     * Malek Chebel, Dictionnaire des symboles musulmans. Rites, mystique et civilisation. Pa­ris, Albin Michel, 1995.

     

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.