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    Tirailleurs

    De Madagascar à l’Algérie

    media Une section de tirailleurs à Madagascar.

    Avant de rejoindre l’Indochine, des bataillons de tirailleurs sont engagés en Algérie dès 1945 à l’occasion des événements de Sétif, puis à Madagascar en 1947 lors des révoltes de la Grande Île. Dans ces régions, les tirailleurs sont confrontés aux mouvements nationalistes où leur loyauté est mise à l'épreuve.

    La "pacification" à Madagascar

    En 1947, la Grande Île compte 4 millions d’habitants dont 35 000 Européens. C’est une colonie française dotée d’une assemblée élue, aux pouvoirs limités. Le refus obstiné des autorités françaises de modifier un tant soit peu le joug pesant sur les populations provoqua une révolte nationaliste.
    Le 29 mars 1947, l’île se soulève. L’administration n’est pas prise au dépourvu mais elle n’a rien fait pour empêcher l’insurrection.
    À Diego-Suarez, Fianarantsoa et Tananarive, les insurgés sont tenus en échec. Ailleurs ils remportent des succès avant d’être refoulés. Des plantations européennes isolées sont attaquées.
    La répression est impitoyable. Dès le mois d’avril, les autorités envoient à Madagascar un corps expéditionnaire de 18 000 hommes - essentiellement des troupes coloniales ; il sera porté à 30 000 hommes. L’armée française opère une répression aveugle : exécutions sommaires, torture, regroupements forcés, incendies de villages.
    La lutte va se poursuivre dans l’Est du pays, où deux zones de guérilla résistent dans la forêt pendant plus de 20 mois.
    En métropole, quelques journaux parlent du soulèvement mais le gouvernement et l’ensemble des organes de presse minimisent son importance et ne disent rien de la répression.

    En vingt mois, selon les comptes officiels de l’état-major français, la «pacification» a fait 89 000 victimes chez les Malgaches. Les forces coloniales perdent quant à elles 1 900 hommes. On relève aussi la mort de 550 Européens, dont 350 militaires.

    Source : Ligue des droits de l'homme

    MADAGASCAR
    4 avril 1949

    En reportage à Madagascar, dans la région de Mananjary, le journaliste Raymond Marcillac interroge le commandant Legourd du 9e régiment de tirailleurs algériens, qui a participé à la "pacification" de Madagascar. L'officier fait son rapport.

    21/05/2010 Écouter

    Les bataillons de tirailleurs servent ensuite au Maroc et en Tunisie, deux protectorats en marche vers leur indépendance. Jugés d’une fidélité à toute épreuve, les tirailleurs sont souvent utilisés comme forces de maintien de l’ordre.

    En 1955, 21 630 soldats noirs stationnent en Afrique occidentale française (AOF) dont 3 860, rentrés d’Indochine, sont en congé de fin de campagne. Pour réduire ces effectifs trop élevés et pour encourager les soldats à retourner à la vie civile, de nombreux cours de formation professionnelle leur sont donnés.

     

     

    "Mémoires de tirailleurs" (extrait du coffret)
    Bertrand Dotou

    "En Algérie"

    21/05/2010 Écouter

    Conséquence de l’insurrection de novembre 1954, les opérations de  «maintien de l’ordre» en Algérie exigent de nombreuses troupes pour quadriller le terrain. Huit régiments de tirailleurs africains, un groupe saharien, des unités d’artillerie et des services, plus de 15 000 hommes se retrouvent à nouveau engagés dans une véritable guerre.

    En 1956, au sein des 6e RTS et 23e RIC, ils prennent part à l’expédition de Suez en Égypte.

    Un tirailleur africain en Algérie.

    En 1958, les unités de tirailleurs changent d’appellation comme les troupes coloniales et deviennent régiments d’infanterie de marine, régiments interarmes d’outre-mer ou bataillons autonomes. De nombreux Africains servent également dans les unités d’artillerie, mais aussi au sein de régiments de parachutistes.

     

     

     

     

     

     

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