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    Tirailleurs

    Les Pays-Bas et ses tirailleurs : des relations houleuses

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    De tous les pays européens, le Royaume des Pays-Bas est celui qui a eu le moins recours aux forces noires. Peu nombreuses, les compagnies africaines ont néanmoins été à l’origine de fréquentes mutineries. Au point d’obliger les Néerlandais à renoncer à leur utilisation.

    L’histoire des tirailleurs néerlandais n’a duré qu’une quarantaine d’années.
    Quarante et un ans précisément pendant lesquels 3 100 soldats seulement ont été enrôlés, et cela sur un territoire limité, allant des côtes de l’actuel Ghana aux frontières du Burkina Faso.

    Comme ses voisins européens, les Pays-Bas souffraient d’un manque d’hommes dans ses armées coloniales. Surtout après la guerre de Java (1825-1830) en Indonésie, lors de laquelle plus de 8 000 de ses soldats trouvèrent la mort, et l’indépendance de la Belgique en 1830 qui la priva d’une réserve en hommes considérable. Pour combler ce manque d’effectifs, la Hollande lança trois campagnes de recrutement entre 1831 et 1872.

    La première, en 1831-1832, est une expérimentation. L’armée refuse l’emploi de la force ou de la coercition et n’accepte que les hommes libres. Malgré une propagande qui leur promet de «gagner un salaire, voir le monde et garantir une retraite pour leurs vieux jours», les candidats sont peu nombreux. Sur les 150 volontaires attendus, seuls 44 répondent à l’appel.

    Une deuxième campagne est lancée dès 1836. Cette fois, pour s’assurer un recrutement massif, les Pays-Bas ne font plus seulement appel aux volontaires mais procède au rachat d’esclaves. Un accord est conclu avec le roi ashanti Kouakou Dua 1er par lequel il s’engage à livrer mille recrues en une année et autorise l’ouverture d’un bureau d’enrôlement en échange d’une avance de 2 000 armes et la promesse de 4 000 autres. Par ailleurs, les Pays-Bas garantissent à ces soldats le même statut que les Européens quant à la solde, la promotion, les vêtements, la nourriture et pour tous les autres domaines.

    De nombreuses révoltes

    Mais à mesure que le nombre de recrues augmente – elles sont un peu plus de 2 000 en 1842 –, les promesses du début sont de moins en moins respectées et les révoltes se multiplient.

    En 1840, lorsqu’il est décidé que les tirailleurs servant dans l’archipel des Moluques, en Indonésie, ne dormiront plus sur des matelas mais sur des nattes, ceux-ci se mutinent, indignés par ce qu’ils considèrent comme une atteinte à leurs privilèges. La même année, à Java, des soldats africains du 4e bataillon d’infanterie organisent une révolte armée après des polémiques relatives au paiement de leur solde, de leurs uniformes et de leurs conditions de couchage. La période 1840-1841 est ainsi marquée par de nombreuses mutineries dans les îles de Java et Sumatra.

    Les autorités néerlandaises revoient alors leurs techniques d’embrigadement. Le principe d’engagement volontaire est réinstauré et les effectifs revus à la baisse.

    Lors de la dernière campagne de recrutement, entre 1860 et 1872, seulement 800 soldats africains sont ainsi enrôlés. Les opérations prennent fin lorsque les Néerlandais cèdent leurs possessions africaines aux Britanniques, et en 1915, plus aucun de ces soldats n’est en service actif aux Indes orientales.

    La plupart des engagés choisit tout de même de rester en Indonésie. Ces anciens tirailleurs adoptent la langue néerlandaise et sont naturalisés. La carrière militaire devient une tradition familiale et beaucoup de leurs fils et petits-fils combattent les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, et même les nationalistes indonésiens jusqu’au transfert final de la souveraineté à l’Indonésie en décembre 1949. Ils sont alors rapatriés avec les Néerlandais aux Pays-Bas où ils représentent, en 1950, une soixantaine de familles.
     

    L'incendie du pavillon hollandais

    Le pavillon hollandais lors de l'exposition coloniale de 1931.

    Le 29 juin 1931, alors que l’exposition coloniale de Paris bat son plein, le pavillon des Indes néerlandaises est ravagé par les flammes. Les efforts des pompiers restent vains : en moins d’une demi-heure, le pavillon de la troisième puissance coloniale du monde est réduit en cendres. La perte est évaluée à dix millions de francs, auxquels il faut ajouter les richesses accumulées pendant vingt-cinq ans. Il est alors décidé de reconstruire le bâtiment. La chose est faite en sept semaines. Une prouesse qui vaut au commissaire général de la Hollande, M. Moojen, de recevoir la Légion d’honneur des mains de Paul Reynaud.

     

     

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