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    Tirailleurs

    MORT SUR HERMES «Y’a bon» et Banania

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    La guerre de 1914-1918 marque un tournant dans la représentation de l’Afrique noire et de ses habitants. La propagande officielle vante tout au long du conflit la valeur des soldats noirs, leur « sauvagerie » se retournant contre celui qui symbolise alors la barbarie, le « Boche » (l’Allemand).

    La guerre de 1914-1918 marque un tournant dans la représentation de l’Afrique noire et de ses habitants. La propagande officielle vante tout au long du conflit la valeur des soldats noirs, leur « sauvagerie » se retournant contre celui qui symbolise alors la barbarie, le « Boche » (l’Allemand). Les images des tirailleurs sénégalais jouent également sur un registre qualifié de paternaliste. L’Africain devient ce fidèle combattant, toujours souriant, souvent gauche : le mythe du « grand enfant » est en train de naître, immortalisé par la figure du personnage Y’a bon.

    Dès 1915, le tirailleur se substitue à la Martiniquaise qui figurait sur les premières boîtes de cacao de la marque Banania avant la Première Guerre mondiale.

    À la fin des années 30, le tirailleur est identifié dans l’imagerie populaire au célèbre personnage sur lequel Léopold Sédar Senghor, exprimant la révolte des Africains devant l’utilisation caricaturale de l’image du tirailleur, et du Noir en général, écrit ces deux vers :

    « Vous n’êtes pas des pauvres aux poches vides sans honneur
    Mais je déchirerai les rires banania sur tous les murs de France »

    Moreau-Vauthier sculpte un petit bronze figurant un tirailleur dans la boue des champs de bataille, accompagné de l’expression Y’a bon apparue lors des opérations au Maroc menées à partir de 1908. L’œuvre destinée à un public fortuné est relayée par une production populaire à moindre prix avec une représentation simplifiée.

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