GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 20 Juillet
Dimanche 21 Juillet
Lundi 22 Juillet
Mardi 23 Juillet
Aujourd'hui
Jeudi 25 Juillet
Vendredi 26 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Tirailleurs

    Le musée des forces armées sénégalaises en quête de l'histoire de ses tirailleurs

    media Musée des forces armées. Dakar. Mamadou Koné dans l'exercice de ses fonctions, en compagnie du général Dominique Delort, président de la Saint-Cyrienne. Dans la vitrine, un fusil double, modèle 1861. (DR)

    Depuis 3 ans, Mamadou Koné est conseiller technique au musée des forces armées sénégalaises, à Dakar. À ce titre, il organise visites et conférences mais il travaille aussi en relation étroite avec l'université Cheikh Anta Diop dans la collecte des informations sur l'histoire des tirailleurs.

    Le musée des forces armées a vu le jour à Dakar en 1997 avec comme ambition de reconstituer la mémoire des armées traditionnelle, coloniale et nationale et de la présenter au grand public.

    Très vite, ses initiateurs font le constat de la faiblesse des ressources documentaires sur  l'histoire des tirailleurs africains. Quelques archives existent à Dakar mais l'essentiel a été rapatrié par l'armée française au moment de l'indépendance. 

    Deux axes de travail sont alors développés par la direction du musée pour étoffer le patrimoine existant : la collecte d'informations orales, essentiellement au Sénégal, et  la collecte des documents écrits dans les différents centres d'archives militaires français.

    Dès la création du musée, un partenariat  est établi avec l'université Cheikh Anta Diop et les archives nationales. La faculté des Sciences, des Technologies et de l'Éducation (ancienne École normale supérieure) est impliquée de façon très dynamique. 

    Encadrés par leurs enseignants, historiens de renom, comme  Ibrahima Thioub, Iba Der Thiam, Ousseynou Faye, ou des recherchistes comme Sokhna Sané, les étudiants entament un exercice de recensement des anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, de l'Indochine et de l'Algérie, encore en vie. Ces survivants sont  déjà âgés et vivent dans des zones rurales : il est urgent de fixer leurs témoignages pour la postérité. À la date d'aujourd'hui, près de 200 anciens tirailleurs et membres de leurs familles ont été interrogés par les étudiants. Leurs travaux ont abouti à la constitution de dossiers historiques.

    En ce qui concerne la documentation écrite, la tâche est plus compliquée car laissée aux démarches isolées des spécialistes qui ont les moyens de consulter les archives françaises ou d'acheter les ouvrages de références, bien souvent édités à l'étranger.

    Mamadou Koné

    Le conseiller du musée des forces armées sénégalaises raconte la recherche des documents sur Malamine à Brazzaville.

    15/10/2010 Écouter

    La boulimie d'informations sur les ouvrages parus ou à paraître de Mamadou Koné, membre de la Société des amis du musée des forces armées et ancien professeur d'histoire-géographie devenu conseiller technique du musée, et qui était l'un des animateurs de la tournée française du muséobus La Force noire, souligne leur inaccessibilité. «On est invité par l'Etat français mais on en profite pour puiser un maximum d'informations et surtout pour prendre des contacts et assurer un suivi dans la reconstitution de la mémoire des tirailleurs

    En 2009, la journée du tirailleur sénégalais, dédiée à Malamine, a offert semblable opportunité. Une équipe a été envoyée en quête de documents sur l'ancien compagnon de Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville (République du Congo). Mamadou Koné en faisait partie. La pêche aux informations fût bonne quoique compromise par les traditionnels problèmes matériels qu'engendre ce genre de mission.

    → (RE)LIRE : Le sergent Malamine, symbole de vertus et de valeurs africaines, dans la mouvance de l’impérialisme français

     ___________

    À lire, à découvrir :
    Les archives de la colonisation française en péril (dépêche AFP reprise par Jeune Afrique 24/03/2010)
    Passeur de mémoire (article RFI 8/5/2006). À propos du photographe Philippe Guionie qui travaille en collaboration avec le musée des forces armées sénégalaises pour la collecte d'informations sur les anciens combattants.
    Le blog de la société des historiens du Congo-Brazzaville [avec le slogan Après la version des chasseurs, suivez celle des lions. NDLR].

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.