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La voix retrouvée de Robert Capa, le maître du photojournalisme

media Robert Capa (1913-1954) en 1954. Photo by Hulton Archive/Getty Images

Il a couvert tous les conflits, de la guerre civile espagnole à la Deuxième Guerre mondiale. Partout où les hommes souffrent et se battent Robert Capa dégaine son arme ultime, son appareil photo. De lui nous restent des milliers d’images emblématiques. Ne lui manquait que la parole, et c’est chose faite, nous apprend le quotidien Libération de ce 22 octobre, qui met en ligne un enregistrement radiophonique miraculeusement retrouvé d’un entretien du mythique photojournaliste.

On a longtemps cru que jamais on ne retrouverait la trace d’un enregistrement que le photographe Robert Capa avait réalisé en 1947 avec une radio new-yorkaise. Le génial photojournaliste aurait eu 100 ans aujourd’hui et c’est un joli cadeau que d’entendre le son de sa voix bien posée où roulent les « r » de sa Hongrie natale. Endre Ernö Friedmann, son nom d’origine, est né en effet à Budapest, le 22 octobre 1913.

Des clichés par milliers et soudain… une voix
 
Robert Capa (extrait n°1) Le photographe lors de son seul entretien radiophonique, le 20 octobre 1947 23/10/2013 écouter
D’une durée de vingt-trois minutes et trente-cinq secondes, l’entretien porte, entre autres, justement sur ce qui l’a décidé à changer de nom dès 1934 alors qu’il vient de s’installer à Paris après un passage par Berlin et Vienne, des villes peu accueillantes pour le jeune juif qui a le cœur à gauche.
 
Déjà photographe, son patronyme hongrois le dessert pense-t-il, et il est certain qu’un nom à consonance américaine lui faciliterait les choses. Ce sera donc Bob, il ne voit rien qui fasse plus américain, et Capa, à cause du réalisateur Frank Capra. En riant, il précise qu’il ne savait pas alors que Bob en français c’est Robert, le prénom qu’il gardera finalement dans l’Hexagone et ailleurs. L’astuce est payante, puisque comme il le raconte lui-même, du jour au lendemain ses photos lui sont payées le double.
 
Toutes les archives de Robert Capa sont détenues par l’International Center of Photography (ICP), un centre fondé en 1974 par son frère lui aussi photogrape, Cornell Capa, afin de soutenir la photographie engagée. Quant à l’agence Magnum Photos, elle gère les droits d’auteur de celui qui fut notamment avec Henri Cartier Bresson, son cofondateur. Malgré la richesse du fonds Capa, 25 000 tirages, 70 000 négatifs, 4 000 diapos sans compter les centaines de magazines qui ont publié ses clichés, les archivistes de l’ICP sont constamment à l’affût de la pièce rare. Déjà, l’histoire improbable de la valise mexicaine remplie de négatifs sur la guerre d’Espagne perdus en 1939 et retrouvés en 2007, a la couleur du miracle.   
 
Mais il faut croire qu’un miracle n’arrive jamais seul puisque l’enregistrement qui vient d’être retrouvé l’a été grâce à une banale annonce mise en ligne sur eBay qui proposait des enregistrements d'émissions de radio et notamment celle tant recherchée du 20 octobre 1947 avec Robert Capa. Brian Wallis, conservateur en chef à l’ICP et collectionneur, se soumet à la règle des enchères en ligne en vigueur sur eBay et remporte l’objet convoité : un vinyle « 45RPM10 metal acetate ». « Nous avons tous été bouleversés : tout à coup, il était là, à côté de nous, plus proche que jamais », confient à Libération les premiers à écouter le document sonore dans les locaux de l’ICP. 
 
Un parcours prodigieux
 
Robert Capa (extrait n°2) Le photographe lors de son seul entretien radiophonique, le 20 octobre 1947 23/10/2013 écouter
L’enregistrement de l’émission Hi ! Jinx porte sur l’autobiographie que vient de publier Robert Capa, Slightly out of Focus. Il n’a encore que 34 ans, mais ses photos ont déjà fait la Une de tous les grands magazines, Vu, Life, Picture Post… Interrogé par Jinx Falkenburg et Tex McCrary, mari et femme à la ville et pionniers du talk show, Robert Capa raconte notamment son reportage dans l’URSS de Staline.
 
En compagnie de l’écrivain John Steinbeck, il parcourt la Russie pour le Herald Tribune avec comme objectif de montrer les Russes ordinaires vivant derrière le rideau de fer. Il en sortira un livre A Russian Journal dont Steinbeck dira : « Nous n’avons pas de conclusion à tirer, si ce n’est que les Russes ressemblent à tous les peuples du monde. »
 
Sur le même document sonore, Robert Capa parle aussi de la fameuse photo Mort d’un soldat républicain qui montre un homme fauché par un tir durant la guerre d’Espagne, un cliché qu’on l’accusera ensuite d’avoir pris en manœuvre et non durant une bataille. Il évoque également la mort d’un jeune Américain tué sous son objectif à Leipzig le 18 avril 1945, « le dernier homme tué pendant la guerre officielle, une image à garder en mémoire parce que je savais que, le lendemain, les gens allaient commencer à oublier ». 

Il parle de tous ces morts, mais il ne dit pas un mot de l’aventure de Magnum qu’il contribue à monter et qui va révolutionner le photojournalisme : l’agence qui garantit à chaque photographe partenaire, la propriété de ses négatifs, n’a il est vrai que quelques mois d’existence. Robert Capa est mort en 1954 en Indochine : alors qu’il suit des soldats français, il saute sur une mine. Il est tué sur le coup par l’explosion.

Cliquer ici pour écouter l'intégralité de l'entretien de Robert Capa.

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