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    Violences faites aux femmes: le cas extrême de la Syrie

    media Des femmes syriennes réfugiées en Jordanie dans le camp al Zaatari, le 25 juin 2013. REUTERS/Muhammad Hamed

    Au cours de sa vie, une femme sur trois dans le monde sera victime de violence. Elle sera battue, subira des violences sexuelles ou sera autrement maltraitée, souvent par son conjoint, ex-conjoint ou son compagnon. Dans un pays en guerre comme la Syrie, ce sont des viols, des enlèvements qui visent particulièrement les femmes. Une guerre dans la guerre que rappelle la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, ce 25 novembre.

    Dans les zones de guerre, les violences faites aux femmes prennent des formes spécifiques, comme le souligne la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) dans un rapport intitulé Violences à l’encontre des femmes en Syrie : briser le silence. Dans cette enquête publiée en décembre 2012, les enquêteurs de la FIDH ont rencontré des dizaines de Syriennes réfugiées en Jordanie. 

    Cette mission coorganisée avec l’ONG Arab Women Organisation (AWO) visait à documenter les crimes ciblant en particulier les femmes depuis le début de la guerre civile en Syrie, en mars 2011. D’emblée, la FIDH avertit qu’elle ne prétend pas pouvoir tout collationner, car il « reste extrêmement difficile de mesurer l'ampleur des violences sexuelles ou de tirer des conclusions sur les schémas, notamment en raison de la stigmatisation entourant les personnes victimes de ces crimes ».
     
    Une impunité tenace
     
    Cela dit, « toutes les personnes interrogées déclarent avoir été témoins ou avoir entendu parler de cas de violences sexuelles, et ont déclaré que la peur d'être violées avait motivé leur décision de fuir le pays ». Que ce soit du fait des forces progouvernementales ou des groupes armés antigouvernementaux, des cas de viols ont été rapportés, comme ceux d’autres formes de violence sexuelle, que ce soit lors de fouilles des maisons, suite à des arrestations à des points de contrôle ou lors de détention.
     
    « La femme syrienne est une arme de guerre, soumise à des enlèvements et à des viols commis par le régime et d'autres groupes », conclut de son côté la Fondation Thomson Reuters dans une étude publiée ce mois-ci. Mais l’impunité des auteurs de ces violences va peut-être être entamée après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU, durant l’été 2013, d’une résolution qui vise explicitement les auteurs de ces violences. En 2008, la même institution avait voté une résolution considérant le viol comme arme de guerre.
     
    Même réfugiées dans des camps « officiels », les femmes, fréquemment seules, ne sont pas à l’abri, si l'on en croit plusieurs témoignages qui rapportent plusieurs cas de viols. Des réfugiés ont même demandé des patrouilles de l’ONU dans ces camps ; faute d’amélioration de leurs conditions de sécurité, certaines femmes ont préféré aller s’installer dans des villes alentour quitte à s’endetter lourdement.  
     
    La femme, une monnaie d’échange  
     
    En Syrie, les femmes risquent aussi d’être enlevées rapporte la FIDH, par les hommes du pouvoir comme par leurs opposants parce qu’ils veulent obtenir des informations ou encore pour les utiliser comme monnaie d’échange pour faire libérer des prisonniers. Double fardeau pour ces femmes, celles qui ont été violées risquent de surcroît d’être mariées de force par leur famille pour « sauver l’honneur familial », déplore l’ONG. La stigmatisation des victimes leur impose le silence et de ce fait, empêche le plus souvent la dénonciation des crimes sexuels en même temps que le recours à une aide médicale ou psychosociale.  
     
    Les violences n’ont aucune limite dans un conflit qui a fait à ce jour plus de 100 000 morts selon le dernier bilan annoncé par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Sur le territoire syrien, l’engrenage de la violence ne connaît aucun répit, comme en témoigne un chirurgien britannique de retour de mission. Ce médecin rompu aux missions humanitaires rapporte avoir soigné plusieurs femmes enceintes qui avaient été délibérément visées par des snipers.   

    Selon le Dr David Nott, les tireurs isolés se fixaient des cibles pour la journée. Ainsi, différentes parties du corps étaient visées : abdomen, poitrine ou aine. « Chaque jour, nous savions au vu du premier blessé du matin, le type de lésion que nous allions avoir toute la journée», rapporte-t-il. « Et puis, poursuit-il dans un entretien au Times, ce sont les femmes enceintes proches du terme qui ont été blessées par des tirs ; un jour nous en avons soigné plus d’une demi-douzaine. Nous avons entendu dire que les snipers gagnaient des paquets de cigarettes quand ils touchaient le bon nombre de cibles »…

     

     

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