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    Amériques

    Gilead s’engage à traiter deux fois plus de malades du sida dans les pays pauvres

    media Quand elles ont accès au traitement antirétroviral, les personnes séropositives vivent plus longtemps et en meilleure santé. Getty Images/Shoula

    Les laboratoires pharmaceutiques Gilead veulent élargir l’accès des plus pauvres aux traitements contre le virus du sida. Cette compagnie américaine se donne deux ans pour fournir à 8 millions de personnes des médicaments anti-VIH à prix accessibles dans le cadre de son programme Access.

    Le groupe pharmaceutique Gilead procure déjà à 4,2 millions de personnes dans le monde touchées par le virus du sida des traitements. Grâce à son programme Access, il permet depuis 2003, même aux plus démunis, de se traiter correctement. Le programme s’est fixé comme politique de pratiquer des prix bas établis selon la capacité de paiement des populations locales.

    Actif dans 125 pays

    En Europe et en Amérique du Nord, un million de personnes reçoivent des traitements anti-VIH des laboratoires Gilead ; aux Etats-Unis via des programmes fédéraux de santé, il procure notamment des médicaments à des malades qui ne bénéficient pas d’une assurance santé. Bien plus largement, Access est présent dans 125 pays en Afrique, en Asie, en Océanie et en Amérique latine. Un enracinement justifié quand on sait que sur les 34 millions de personnes porteuses du virus du sida, 95% vivent dans les pays en développement.

    Gilead s’engage aujourd’hui à doubler le nombre de personnes à qui elle fournira des médicaments bon marché dans les deux ans ; elle traitera ainsi 8 millions de personnes (contre 4,2 actuellement). Si cela est envisageable, c’est parce que « le prix des traitements est bas maintenant et que les outils de diagnostic sont meilleurs », a expliqué Clifford Samuel, vice-président de Gilead, en charge du programme Access.

    Pour son traitement antirétroviral ténofovir (Viread ou Trovada), le laboratoire Gilead le distribue soit à un prix réduit via des réseaux de répartiteurs, ou à un prix encore plus bas en le faisant fabriquer par des génériqueurs, principalement indiens, à qui il accorde une licence de fabrication.

    De 600 dollars à 4 dollars pour le même médicament

    Pour prendre un exemple concret, le Viread coûte ainsi 600 dollars par mois aux Etats-Unis. Mais s’il emprunte le circuit Access, son prix dégringole à 30 dollars dans les pays à revenu moyen pour atteindre un prix plancher de 17 dollars dans les pays à bas revenu.

    Mais dans le cas où le même Viread est vendu en version générique son prix chute à 4 dollars. De plus, les licences pour des génériques ont été élargies en 2011 et incluent dorénavant des traitements très récents comme le Stribild (approuvée par la Commission européenne en 2013), une quadrithérapie en un seul comprimé.

    Bien que les prix auxquels Access vend les produits des laboratoires Gilead soient bien en dessous de ceux du marché européen ou américain, « le programme ne perd pas d’argent, il a évolué vers un modèle d’autofinancement », précise son directeur Clifford Samuel. Cela est dû aussi au fait que Gilead tient à ce que « la propriété intellectuelle des brevets soit utilisée de façon responsable ». Un juste équilibre qui est maintenu grâce aux royalties de 3% ou 5% que touche le laboratoire qui emploie 5 800 personnes dans le monde. 

    L’accès des moins favorisés aux traitements contre le virus du sida a progressé de 63% ces deux dernières années alors que les nouvelles infections ont diminué de 22% en 10 ans. Fin 2012, dix millions de personnes recevaient un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Toutefois, précise l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 19 millions de personnes qui remplissent les conditions pour être traitées selon les nouvelles lignes directrices de 2013 n’ont pas accès aux médicaments antirétroviraux.

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