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    «Rosetta», rendez-vous avec une comète

    media La sonde «Rosetta», partie en 2004 à la rencontre de la comète Tchourioumov-Guérassimenko s'est réveillée, ce lundi 20 janvier 2014. Crédits: ESA, image AOES Medialab

    Après un voyage de 7 milliards de kilomètres en dix ans, la sonde Rosetta s'est réveillée. Son premier signal émis a été reçu par la station au sol de la Nasa à Goldstone, aux Etats-Unis, à 18h18 TU. Elle était trop loin du soleil pour capter son énergie, elle s'est donc mise en veille pendant trente et un mois, mais ce lundi elle se rapproche à la fois de la comète, sa cible, et du soleil, et est sortie donc de son hibernation. Sa mission va être l'étude de la comète Tchourioumov-Guérassimenko pendant dix-huit mois. Dans l'espace, c'est la première mission d'analyse et de mesure aussi longue et approfondie menée par l'homme.

    Il a fallu à Rosetta dix ans pour s’approcher de la trajectoire de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, et le voyage n’est pas fini. En dix ans, la sonde a utilisé plusieurs fois la force gravitationnelle de la terre et de mars pour se propulser aux confins du système solaire. Une fois arrivée aux abords de l’orbite de Jupiter, elle s’est trouvée trop loin du Soleil pour capter son énergie – Rosetta est équipée de panneaux solaires – et elle s’est mise en veille. Trente-et-un mois plus tard, son parcours de 7 milliards de kilomètres jusqu’à maintenant, la rapproche de sa cible, mais aussi du Soleil. L’heure du réveil a donc sonné.

    La mission de Rosetta a quelque chose de révolutionnaire : c’est la première fois qu’une sonde va explorer d’aussi près une comète, et qu’elle va passer autant de temps à faire des relevés. Dix-huit mois précisément, pendant lesquels Rosetta va tourner autour de la comète, selon une trajectoire en étoile, constamment corrigée pour rester au plus près de sa cible. Mais Rosetta est aussi équipée d’un module atterrisseur, Philae, une sorte de cube d’un mètre de coté équipé de 10 instruments, qui va être largué à la surface de la comète pour faire des relevés de surface et de profondeur. Philae va prélever des échantillons à une trentaine de centimètres sous la surface, et les deux appareils doivent aussi analyser la composition gazeuse de la comète, sa densité, la présence de carbone, essentiel à la vie…

    L’origine du système solaire

    L’intérêt d’étudier cette boule de roche et de glace d’à peine 4 kilomètres de diamètre, c’est d’avoir un aperçu des conditions de création de notre système solaire. Les comètes se sont formées en même temps que notre système, mais elles sont restées aux confins de celui-ci, congelées. Ce sont donc en quelque sorte des échantillons de ce qu’étaient les planètes au moment de leur formation. Les comètes sont par ailleurs riches en éléments prébiotics, comme les acides aminés : des éléments qui sont à l’origine de la vie… L’exploration par Rosetta pourrait donc nous révéler quelque secret quant à l’origine de la vie sur Terre. La sonde va aussi observer comment évolue la comète au fur et à mesure de son approche du Soleil. Comme elle se réchauffe, on dit que son activité augmente – les gaz et les roches s’échauffent, les glaces fondent – puis elle décroit lorsque elle a passé le soleil et qu’elle s’en éloigne.

    Mission suicide

    Mais il va falloir encore un peu de patience aux scientifiques qui ont assisté au lancement de Rosetta en mars 2004. Les premières approches de la comète n’auront lieu qu’en mai prochain, et ce n’est qu’en août que l’atterrisseur va être largué sur la comète. A partir de là, Philae et Rosetta vont communiquer entre eux, et Rosetta va transmettre toutes ses données ainsi que celles de l’atterrisseur, à la Terre, aux centres de l’agence spatiale européenne. Tout se fera par télécommunication puisqu’aucun retour d’échantillon n’est prévu : pour Rosetta et Philae, il s’agit d’un voyage incroyable, mais aussi d’une mission sans retour.


    ■ ANALYSE : Pourquoi étudie-t-on les comètes ?

    Elements de réponse avec Francis Rocard, en charge du programme Rosetta au Centre national d'études spatiales (CNES), à Paris.

    Les comètes sont constituées de gaz congelé, c’est pour cela qu’une comète a une activité avec ses queues de gaz et de poussière et donc on pense, et on est probablement certains, que les comètes n’ont pas évolué depuis leur formation, elles sont toujours restées très froide. […] On veut étudier ce matériau qui a constitué la nébuleuse, qui a fabriqué les astéroïdes, les astéroïdes se sont agglomérés et ont fabriqué les planètes, etc... c'est-à-dire le matériau d’origine de toutes les planètes du système solaire.

    Francis Rocard, astrophysicien au Centre national d’études spatiales français (CNES). 20/01/2014 - par Léa Ticlette Écouter

     

     

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