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    Les Japonais déçus par les «Abenomics»

    media Des Japonais, le 1er janvier 2014, choisissent des sacs «bonne fortune» et «bonne chance» dans un supermarché de Tokyo. REUTERS/Yuya Shino

    Au Japon, le déficit record du pays est une mauvaise nouvelle pour le Premier ministre conservateur Shinzo Abe. Pénalisée par la facture énergétique et la dépréciation trop forte et trop rapide du yen, sa politique de relance économique mécontente les Japonais. Bientôt, ils verront leur pouvoir d’achat baisser suite à une hausse de la taxe sur la consommation.

    En 2013, le déficit commercial de la troisième économie mondiale s'est élevé à 82 milliards d'euros. Il s'agit du troisième déficit en trois ans, du jamais vu depuis l’établissement des statistiques en 1979. Ce nouveau record est une mauvaise nouvelle pour l'économie de l'archipel, mais aussi pour le Premier ministre. Plus d'un an après le lancement de ce qu'on appelle les « Abenomics », une politique de relance économique basée sur l'assouplissement de la politique monétaire et le soutien à l'activité, il subit les effets contradictoires de ses réformes.

    → A (RE) LIRE : Japon: les «Abenomics», un an déjà

    Toujours plus d’importations

    La politique volontaire de Shinzo Abe a entraîné, entre autres, une forte dépréciation du yen (26% face à l’euro). Avec un yen plus faible, les entreprises exportatrices ont certes conforté leurs bénéfices, mais les volumes exportés n'ont que très peu augmenté, à peine 9,5% sur 2013. En même temps, la chute trop forte du yen a eu un effet négatif sur les importations, dont le montant a bondi de 15%. Cette augmentation est due notamment à la facture énergétique, devenue très importante.

    En effet, avec l'arrêt des centrales nucléaires suite à la catastrophe de Fukushima, les tarifs de l'énergie ont flambé, ce qui a fait mécaniquement grimper le prix de tous les produits dont le Japon a besoin et qu’il importe. Parmi ces biens, nombre de produits de grande consommation : aliments, vêtements, ordinateurs ou encore smartphones.

    Les Japonais déçus

    Les bienfaits mitigés des « Abenomics » déçoivent les Japonais. Selon un sondage de l’agence de presse Kyodo, 73% d’entre eux estiment que les réformes voulues par le chef du gouvernement n’ont pas encore eu d’effet positif sur leur situation personnelle, tandis que 66% craignent de ne pas bénéficier des hausses de salaire promises par le Premier ministre. Leur pouvoir d'achat risque, en effet, de souffrir encore après une hausse de la taxe sur la consommation (équivalent de la TVA française), qui passera à 8% le 1er avril.

    La consommation intérieure représente 50% du PIB japonais. Si le pouvoir d’achat des ménages diminue, c’est l’économie japonaise dans son ensemble qui souffrira. Il faudra toute la force de persuasion des autorités nippones pour rallier les classes moyennes et populaires à leur projet politique. Car à leurs yeux, elles n’ont pas encore profité de la relance tant espérée. 

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