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Coronavirus: le tourisme mondial en quarantaine

Touristes portant des masques lors de leur visite du temple d'Angkor Wat au Cambodge le 6 mars 2020.
Touristes portant des masques lors de leur visite du temple d'Angkor Wat au Cambodge le 6 mars 2020. AFP/Tang Chhin Sothy
Texte par : Myriam Berber
3 min

Le secteur du tourisme est touché de plein fouet par l’épidémie de coronavirus (Covid-19). Le nombre de touristes dans le monde devrait baisser de 3% en 2020. C’est ce qui ressort des premières estimations de l’Organisation mondiale du tourisme.

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Le secteur du tourisme commence à compter ses pertes. Partout dans le monde, les réservations pour les voyages vers l'Asie se sont effondrées. Rien qu’en France, on enregistre moins de 99% de départs sur la Chine, et moins de 60% pour la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam.

Mais aujourd’hui, il n’y a pas que l’Asie. En Europe, l’Italie, la France et l’Allemagne sont devenues également infréquentables. Pour réduire la propagation du virus, certains pays comme Israël, la Russie ou bien encore le Vietnam ne veulent plus accueillir des ressortissants italiens et français. De son côté, l’Inde a décidé d’interdire l’entrée de ses ports à tous les navires de croisière étrangers, considérés comme des pépinières à virus.

Des pertes très lourdes

Même s’il est encore trop tôt pour évaluer l’impact complet du Covid-19 sur le tourisme mondial, les premières estimations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) sont plutôt inquiétantes : « Le nombre de touristes dans le monde devrait baisser de 3% en 2020. Un chiffre qui monte de 9 %à 12% pour la région Asie-Pacifique ». Ce qui devrait se traduire par une perte estimée de 30 à 50 milliards de dollars en dépenses de touristes. Et les pertes pourraient être encore plus importantes si l’épidémie devait perdurer.

Après les attentats de 2001 aux États-Unis, l'épidémie de Sras en 2003, la crise financière de 2008 ou bien encore les attaques terroristes de 2015, le secteur du tourisme a l’habitude des crises mais la difficulté de cette épidémie de coronavirus, c’est que la situation évolue au jour le jour. D’ores et déjà, l’industrie des croisières enregistre une forte baisse. L’Arabie saoudite a fermé les lieux de pèlerinage à La Mecque alors que le tourisme religieux, qui représente plus de 3% du PIB et plus de 600 000 emplois en Arabie saoudite, est une manne financière considérable en ces temps de baisse du prix du pétrole.

Du chômage partiel

« En Europe, l’épidémie de coronavirus a coûté un milliard d’euros par mois au secteur touristique », a déclaré le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton. En France, première destination mondiale, le tourisme représente plus de 7% du produit intérieur brut. Face à la crise, près 900 entreprises ont déjà demandé à bénéficier de mesures de chômage partiel pour environ 15 000 salariés. Et parmi elles, de nombreuses entreprises du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration. La Confédération des acteurs du tourisme (CAT) réclame un plan de survie pour le secteur.

En attendant ces mesures de soutien, les tour-opérateurs, les organisateurs de voyages d'affaires, de séminaires et les salons s'organisent pour tenter de limiter les conséquences économiques du coronavirus sur leurs activités. Des compagnies aériennes comme Air France, des croisiéristes ou encore des opérateurs du transport comme la SNCF mettent en place des mesures commerciales pour annuler ou reporter sans frais son voyage. Pour des voyages d'affaires, on fait appel au virtuel ou à la communication à distance pour les conférences. Le salon « Laval Virtual », prévu du 22 au 26 avril 2020, envisage ainsi la virtualisation de toutes ou partie des conférences, grâce au virtuel, et du streaming.

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