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Coronavirus: en 2020, le commerce mondial pourrait chuter de près d’un tiers, selon l’OMC

Beaucoup de travailleurs dans le monde pourrait être en grande difficulté.
Beaucoup de travailleurs dans le monde pourrait être en grande difficulté. Adrian Catu / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Selon l’Organisation mondial du commerce (OMS), les échanges commerciaux devraient accuser une baisse à « deux chiffres » dans « presque toutes les régions » de la planète suite au confinement de plusieurs pays pour éradiquer la pandémie de coronavirus.

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Le commerce mondial risque de subir cette année une chute vertigineuse, pire que celle enregistrée pendant la crise financière de 2008-2009 en raison de l’épidémie de coronavirus.

Les échanges commerciaux pourraient s'effondrer de 13 % à 32 % cette année dans le pire des scénarios, après s'être accrus de 2,9 % en 2018 et avoir reculé de 0,1 % en 2019, selon les calculs des économistes de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dont le siège est à Genève.

Le plus sérieux revers économique de notre existence

Lors d'une conférence de presse virtuelle, Roberto Azevedo, directeur général de l’OMC, a indiqué que « des millions de personnes dans le monde ont déjà perdu leur emploi et leurs revenus ». La pandémie pourrait provoquer « la plus grave récession ou le plus sérieux revers économique de notre existence », selon ses propos. Les échanges commerciaux devraient accuser une baisse à « deux chiffres » dans « presque toutes les régions » de la planète, indique l'organisation dans ses prévisions annuelles publiées ce mercredi 8 avril.

La correction menace d'être particulièrement sévère pour l'Amérique du Nord et l'Asie, dont les exportations pourraient s'effondrer de plus de 40 % et 36 % respectivement, en retenant l'hypothèse la plus pessimiste. L'Europe et l'Amérique du Sud enregistreraient des baisses également supérieures à 30 %.

« Les gouvernements dans le monde entier peuvent et doivent poser les fondations d'un redressement énergique et inclusif (...) Si les pays œuvrent ensemble, nous verrons un redressement plus rapide et plus solide que si chaque pays agit seul », a prévenu Roberto Azevedo. Dans la plupart des pays touchés par la crise du coronavirus, des secteurs entiers des économies nationales ont été fermés.

1,25 milliard de travailleurs risquent d'être affectés par la crise

La Chine, berceau de la pandémie, et les États-Unis, son nouvel épicentre, injectent et vont injecter des centaines, voire des milliers, de milliards de dollars et de yuans dans leurs économies pour limiter l'ampleur de la dépression.

En Europe, la France devrait connaître une récession inédite après la chute du PIB d'environ 6 % au premier trimestre, soit sa pire performance trimestrielle depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En Allemagne, l'économie pourrait se contracter de près de 10 % au deuxième trimestre, du jamais vu dans l'histoire récente.

Pas moins de 1,25 milliard de travailleurs risquent d'être directement affectés par la crise alors que plus de 4 milliards de personnes, soit plus de la moitié de l'humanité, sont contraintes ou incitées à rester chez elles, selon l'Organisation international du travail (OIT).

Les divers scénarios de l'OMC anticipent un rebond du volume du commerce mondial de plus de 21 % en 2021 à 24 %, et jusqu'à 36 % en Asie. Ces estimations sont entourées d'un grand degré d'incertitude, reconnaît l'OMC, en fonction de la durée de la pandémie et des mesures mises en place pour la combattre.

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