Économie: l’Algérie a besoin d’exploiter de nouvelles ressources naturelles

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le 9 février 2020 à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le 9 février 2020 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Tiksa Negeri/Reuters

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé dans une allocution télévisée que son pays prévoit de développer d'autres ressources naturelles que le pétrole et le gaz. Dépendante depuis des décennies des hydrocarbures, l'Algérie a besoin d'investisseurs étrangers pour lancer les secteurs alternatifs à l'or noir.

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Malgré les promesses de mener des réformes, l'Algérie demeure très fortement dépendante de la rente des hydrocarbures, qui représentent la principale source de ses revenus. Ceux-ci servent à importer des biens et de la nourriture, le pays n'étant pas parvenu à se diversifier.

Pourtant, les ressources, justement, ne manquent pas. L'uranium, l'or ou encore le phosphate utilisé dans l'agriculture comme engrais… Ils sont là. Le pays pourrait les exploiter, mais pour cela il lui faut construire de nouvelles mines et des usines chimiques de transformation, alors qu'il manque cruellement d'argent.

La crise du coronavirus met à mal l’économie algérienne

D'où cette invitation du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, lancée à l'égard d'éventuels partenaires étrangers : le pays accueillera volontiers ceux qui voudraient investir dès la fin de la crise sanitaire du Covid-19. Car cette dernière a encore compliqué la situation de l’Algérie.

La dégringolade des cours du pétrole et du gaz a imposé une cure d'austérité sans précédent, forçant le gouvernement algérien à suspendre les dépenses et les investissements prévus pour 2020. Les importations seront réduites de 10 milliards de dollars, et l'État devra diminuer d'un tiers ses frais de fonctionnement.

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