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Covid-19: un effondrement du pétrole, mais une hausse de l'utilisation du plastique ?

Des masques destinés au marché intérieur chinois sont produits sur cinq chaînes de montages installées au rez-de-chaussée de cette usine de l'ouest de Busan, en Corée.
Des masques destinés au marché intérieur chinois sont produits sur cinq chaînes de montages installées au rez-de-chaussée de cette usine de l'ouest de Busan, en Corée. RFI/Stéphane Lagarde

Le secteur du pétrole a été parmi les plus touchés par la pandémie de coronavirus. La demande mondiale a chuté de près de 30% au plus fort de la crise, le mois dernier. Les cours du pétrole se sont donc effondrés, même s'ils ont repris quelques couleurs en début de semaine. Mais ce n'est pas une si bonne nouvelle en terme d'écologie.

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Une étude du magazine scientifique The Lancet met en garde contre les effets rebonds, notamment pour le secteur du plastique, si aucune décision politique n'enraye cette logique industrielle. Un pétrole pas cher, c'est du plastique pas cher. Et surtout moins cher que le plastique recyclé. L'industrie pétrolière pourrait donc être tentée d'investir d'avantage dans ce secteur.

►À lire aussi: Coronavirus: des industriels s'attaquent aux lois sur l'interdiction du plastique

D'autant que la demande est croissante depuis plusieurs semaines. Des ONG de protection de l'environnement ont récemment alerté sur les nouvelles pratiques liées à la crise sanitaire. L'utilisation d'objets de protection en plastique a explosé : gants, visières, cloisons transparentes dans les lieux publics, mais aussi emballages de produits alimentaires.

Se tourner vers la pétrochimie

Dans The Lancet, Barbara Demeneix, du CNRS, souligne aussi les effets de l'évolution des transports. De nombreux gouvernements incitent à l'usage d'énergies renouvelables, pour les voitures particulières comme les transports en commun. Les producteurs d'or noir pourraient donc se tourner davantage vers la pétrochimie pour rétablir leur rentabilité.

Selon elle, 20% du pétrole est actuellement utilisé pour ce secteur. Cette part pourrait s'envoler, sans volonté politique de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles, d'investir dans les énergies alternatives et la recherche sur des produits chimiques moins nocifs et biodégradables.

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