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Renault envisage de supprimer 4600 postes en France

Des ouvriers de Renault assemblent une voiture dans l'usine de Flins le 6 mai 2020.
Des ouvriers de Renault assemblent une voiture dans l'usine de Flins le 6 mai 2020. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le projet devait être rendu public ce vendredi 29 mai au cours d'une conférence de presse organisée par la direction de Renault. Mais, le suspense n'aura pas tenu, à l'issue d'un Comité central social et économique plusieurs sources ont rapporté que le groupe automobile français prévoyait environ 15 000 suppressions de postes dans le monde. En France, ce sont 4 600 postes qui vont disparaître avec le plan d'économies prévus depuis plusieurs mois avant même la crise du coronavirus.

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Cette réduction d'environ 8% des effectifs doit se faire « sans licenciement sec ». Mais via des départs volontaires, des mesures de mobilité interne ou des départs à la retraite non remplacés. En France, une procédure de consultation des représentants du personnel devrait commencer « à partir de la mi-juin ».

Moins de personnel, et des capacités de production en baisse également pour passer de 4 millions de véhicules actuellement au niveau mondial à 3,3 millions  sur une base de deux équipes de travail par jour. La production devrait assumer un tiers du plan d'économie de deux milliards d'euros, selon des sources concordantes citées par l'AFP. Un autre tiers portera sur l'ingéniérie, un tiers enfin sur les frais de structure, marketing et réseau.

►A lire aussi : Automobile: pourquoi Renault joue sa survie

Concernant les sites de production dans l'Hexagone, plusieurs sources indiquent que l'activité de l'usine de Choisy-le-Roy, doit être transférée à Flins, à une soixantaine de kilomètres de là, toujours en région parisienne. Mais, un représentant de la CFDT assure que l'avenir des sites fera l'objet de discussions avec les pouvoirs publics et les partenaires sociaux.

La mauvaise nouvelle c'est qu'effectivement il y aura des suppressions d'emplois à travers le monde, en France, on sait que ça va pas se passer trop mal. Je dirais que le robinet des embauches va être fermé, ce qui est dommage. Ceci étant, il faut être lucide sur l'évolution du monde automobile.

Franck Daout, le délégué central de la CFDT Renault

Selon une source syndicale citée par l'AFP, le projet prévoit aussi une revue stratégique du système de fonderie-fonte en France. Une réflexion sera également menée sur une transformation du site de Flins et la reconversion de l'usine de Dieppe à la fin de la production de l'Alpine 110. Dans le reste du monde, Renault va notamment suspendre des projets d'extension d'usines au Maroc et en Roumanie.


♦ Nissan supprime 20 000 postes en Espagne

En Espagne, à Barcelone, le constructeur automobile Nissan a lui décidé de fermer son usine installée dans la région depuis 40 ans, rapporte notre correspondante sur place Elise Gazengel. Au total, plus de 20 000 Espagnols perdront leurs emplois dans un pays où le secteur automobile représente 10% de son PIB. 

C'est donc un coup dur porté à l'industrie espagnole. Le constructeur automobile estime que ses installations dans la région ne sont plus rentables et souhaite les fermer à la fin de l'année. Près de 3 000 employés directs perdront ainsi leurs postes auxquels s'ajoutent plus de 20 000 travailleurs des sous-traitants de la région qui dépendent de l'entreprise nippone. Cette annonce a provoqué la colère des salariés qui s'étaient réunis face à leur usine et ont enflammé des pneus aux portes de l'entreprise avant de couper les routes en manifestant.

De leurs côtés, les autorités catalanes et espagnoles ont déploré - à l'unisson - ce départ et réclament à Nissan de reconsidérer leur décision. Selon le gouvernement, les investissements nécessaires au maintien de l'usine seraient même inférieurs au coût estimé de la fermeture, qu'il a évalué à plus d'un milliard d'euros.

En attendant, les employés en grève ont annoncé qu'ils continueront à lutter tous les jours pour la survie de leur usine et les dizaines de milliers d'emplois qui en dépendent. 

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