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Renault freine ses projets et supprime 15 000 emplois dans le monde

Des employés et représentants syndicaux bloquent l'entrée de l'usine Renault à Choisy-le-Roi, près de Paris, le 29 mai 2020, après l'annonce de sa fermeture d'ici 2022.
Des employés et représentants syndicaux bloquent l'entrée de l'usine Renault à Choisy-le-Roi, près de Paris, le 29 mai 2020, après l'annonce de sa fermeture d'ici 2022. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
2 min

Renault a détaillé vendredi 29 mai au matin son projet de suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont près d’un tiers en France, part de son plan de redressement de deux milliards d’euros, annoncé la veille aux syndicats. Le constructeur automobile était déjà en difficulté avant le Covid-19, mais la crise actuelle a empiré sa situation. Son partenaire japonais Nissan annonce lui aussi des milliers d’emplois supprimés.

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L’heure est à l’austérité au sein de l’alliance franco-japonaise. Toute la semaine, Renault, Nissan et leur partenaire Mitsubishi ont dévoilé des mesures pour réduire significativement leurs capacités et leurs coûts de production. Depuis 2019, ils perdent de l’argent, à la traîne notamment sur le marché chinois. Une situation aggravée par les conséquences du virus.

Au final, ce sont de nombreux sites qui vont fermer ou être reconvertis notamment en Europe, comme Barcelone, usine centenaire pour Nissan. La compagnie s’est ainsi attiré les foudres des autorités espagnoles.

►A lire aussi : Automobile: pourquoi Renault joue sa survie

Seulement « Choisy » fermé, réflexion sur Caudan, Dieppe, Maubeuge et Flins

Renault suspend de son côté ses projets d’extension au Maroc, en Roumanie, met le frein en Russie. En France, En France, le plan devrait affecter quatre sites: Caudan (Morbihan), Dieppe (Seine-Maritime) et Maubeuge (Nord). L’entreprise réfléchit également en effet sur l’avenir de son énorme usine de Flins (Yvelines), qui fabrique la Zoé et la Micra.

Mais « sur nos 14 sites industriels », un seul fermera ses portes, « c'est Choisy pour lequel nous allons valoriser les compétences en région parisienne », a toutefois assuré le président du groupe, Jean-Dominique Senard, lors d'une conférence de presse. « Ce projet est vital » a déclaré la directrice générale Clotilde Delbos vendredi matin sur cette restructuration. La marque au losange affirme avoir a trop dépensé, trop investi et affirme donner la priorité à la rentabilité plutôt qu’aux volumes.

Négociations difficiles avec syndicats et État actionnaire

Les négociations s’annoncent serrées avec les syndicats. La CFDT du groupe Renault a d’ores et déjà dénoncé un « projet de casse sociale et de désindustrialisation », affirmant qu'elle « se fera entendre par tous les moyens possibles ».

Ces négociations devraient avoir lieu avec l’État actionnaire, entant qu’arbitre ou en conciliateur. Le gouvernement, qui va tenter de sauver bien d’autres entreprises, n’a qu’une seule arme dans sa poche dans le dossier Renault : un prêt garanti de 5 milliards d’euros, qui sera discuté en début de semaine prochaine à Bercy.

►A lire aussi : À Dieppe, les salariés de l'usine Renault «choqués» par des rumeurs de fermeture

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