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Coronavirus: le sort des travailleurs migrants inquiète l'OIT

Le Népal attend le retour de 500 000 personnes. Ici, des travailleurs revenant du Koweït à l'aéroport de Katmandou, le 11 juin 2020.
Le Népal attend le retour de 500 000 personnes. Ici, des travailleurs revenant du Koweït à l'aéroport de Katmandou, le 11 juin 2020. PRAKASH MATHEMA / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'Organisation internationale du travail (OIT) a indiqué ce mercredi s'attendre à ce que des millions de travailleurs migrants, confrontés au chômage en raison de la maladie Covid-19, reviennent dans leur pays d'origine,  avec le risque de « graves conséquences sociales et économiques ».

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L'Organisation internationale du travail parle d'une « crise dans la crise ». Avec l’assouplissement des mesures de confinement, 164 millions de travailleurs, dont la moitié sont des femmes, sont obligés de rentrer chez eux. Ils représentent près de 5% (4,7 %) de la main d’œuvre mondiale. Le Népal, par exemple, attend le retour de 500 000 personnes, l’Ethiopie celui de 200 000 à 500 000 personnes. L’Inde, quant à elle, a déjà rapatrié 220 000 travailleurs

Mais l'OIT craint que ces pays ne puissent pas intégrer un si grand nombre de travailleurs, surtout si ces retours ont lieu « dans un court laps de temps », sans aide pour intégrer le marché du travail et sans protection sociale. 

L’Organisation internationale du travail s’inquiète aussi pour les migrants encore bloqués dans les pays hôtes qui n’ont pas assez d’argent pour se nourrir et se loger, et pas d’aide sociale. Par ailleurs, ceux qui ont un travail ont perdu une grande partie de leur salaire, à cause de la pandémie. « Ils sont obligés de vivre dans des logements de chantiers exigus où la distanciation physique est impossible ». Ils sont donc particulièrement vulnérables face au coronavirus. 

L'OIT demande donc que des mesures soient prises pour protéger tous ces travailleurs étrangers dans leur pays d’origine, tout comme dans leur pays d’accueil. « Si ces mesures sont bonnes, le retour de ces travailleurs peut contribuer à la relance économique », estime l'organisation.

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