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Coronavirus: les petites et moyennes entreprises, principales victimes de la crise économique

Fermeture définitive d'un magasin en pleine crise de coronavirus, le 18 juin 2020, en Virginie, aux Etats-Unis.
Fermeture définitive d'un magasin en pleine crise de coronavirus, le 18 juin 2020, en Virginie, aux Etats-Unis. Olivier DOULIERY / AFP
Texte par : Stanislas Ndayishimiye
3 mn

Partout dans le monde, l’inquiétude autour de l’impact économique de la crise sanitaire due au Covid-19 est similaire pour les dirigeants d’entreprise, en particulier ceux à la tête de petites et moyennes entreprises (PME). 

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L’inquiétude autour de la crise économique due au Covid-19 est la même dans le monde entier pour beaucoup d’entreprises, particulièrement pour les PME. Certaines craignent la fermeture définitive, en Afrique comme ailleurs, selon les résultats d’une enquête menée par la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF) avec le Centre de Commerce International (ITC), une agence attachée à la fois aux Nations unies et à l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

Ce qui ressort de cette étude, c’est que pour la première fois dans l’histoire humaine, les effets d’une crise sont pratiquement identiques dans tous les pays du monde. « Les statistiques que nous voyons pour l’Afrique ressemblent beaucoup aux statistiques européennes et aux statistiques asiatiques. Jamais de ma vie je n'ai vécu une situation où une PME en Suisse semble souffrir de la même chose qu’une PME en Côte d’Ivoire ou au Ghana », explique Marion Jansen, directrice de la division pour le Développement du marché à l’ITC.

« Une PME sur 3 envisage une cessation d’activité dans les prochains mois »

Une crise mondiale amène-t-elle forcément une concertation mondiale ? En tout cas, « nous sommes assez unis dans la situation que nous vivons en ce moment. Nous sommes tous en train de trouver des façons de communiquer, par internet. On est en train de se battre avec les mêmes choses », rajoute Marion Jansen. En effet, depuis le début de la crise, les visio-conférences se sont multipliées à travers la planète pour rechercher des solutions afin d’essayer de maintenir les économies à flot, mais la reprise est encore incertaine.

Un constat se dégage des résultats d’une enquête menée par l’ITC, en vue de « promouvoir la compétitivité des PME en Afrique francophone » : les PME sont plus affectées que les grandes sociétés. « Une PME sur 3 envisage une cessation d’activité dans les prochains mois, contre 19% des grandes entreprises (environ 1 grande entreprise sur 5). Le découpage sectoriel est tout aussi préoccupant, puisque l’on s’aperçoit que quasiment la moitié des entreprises actives dans le secteur touristique sont au bord de la faillite », détaille Aïssata Boubacar Moumouni, économiste-consultante au CCI.

Un accompagnement spécifique pour les PME

De leur côté, les PME ont tenté plusieurs solutions pour survivre à la crise : télétravail, recours au chômage partiel ou fermeture temporaire selon les secteurs. Mais la sortie du tunnel est encore difficilement perceptible. « Tous les secteurs connaissent des problèmes d’approvisionnement. Le secteur agricole a un problème de baisse de ventes, d’accès aux financements et de transport des marchandises. Le commerce a un problème de vente, le secteur des services un problème de baisse d'activités et le secteur industriel, mines et BTP, en dehors des difficultés d’approvisionnement et d’accès aux financements, a aussi une baisse de production et une diminution des ventes », témoigne Josias Kawege, de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo.

L’enquête pointe également le besoin qu’ont les PME d’être accompagnées dans leur recherche des financements. 70% d’entre elles ont du mal à accéder aux informations sur les aides prévues par les plans de riposte contre le COVID-19.

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