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Alain Griset, ministre délégué aux PME, un homme de terrain doté d'un sens de la politique

Le ministre délégué des petites et moyennes entreprises Alain Griset sortant d'une réunion à l'Élysée, le 7 juillet 2020.
Le ministre délégué des petites et moyennes entreprises Alain Griset sortant d'une réunion à l'Élysée, le 7 juillet 2020. REUTERS/Benoit Tessier

C’est l’un des nouveaux noms du gouvernement Castex et certainement pas le plus connu : Alain Griset a été nommé ministre délégué aux petites et moyennes entreprises. Ancien artisan taxi dans le Nord, ce représentant patronal chevronné et habile va devoir chapeauter le plan de relance des PME. Un sacré défi.

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À 67 ans, Alain Griset n’avait pas encore l’expérience, mais déjà un certain sens de la politique, entrevu à la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA), puis à l’Union des entreprises de proximité (U2P), deux organisations dont il assure une présidence parfois qualifiée d’autoritaire. Mais des taxis à Bercy, sa trajectoire sans sortie de route lui assure une légitimité.

« Ça démontre une volonté d'avoir quelqu'un qui soit du terrain, qui sache de quoi il parle. Parce qu'on connait un Griset, sa connaissance à la fois des dossiers et sa pugnacité qui soit à même de mener à bien les dossiers pour le périmètre qu'on lui a confié », commente Laurent Munerot, son successeur a l'U2P.

Sa pugnacité, sa poigne, seront sans doute des atouts alors que 30% des petites entreprises sont menacées de disparition d’ici la fin de l’année. Mais à Bercy, Alain Griset va devoir aussi s’adapter.

Pas évident pour Jean-Guilhem Darré, délégué général du Syndicat des indépendants (SDI). « Ce qui est poussé au niveau syndical n'a pas toujours la possibilité d'être traduit dans le domaine politique, analyse-t-il. L'idée, c'est vraiment, en tant que syndicaliste, d'être un liant, de remonter les informations du terrains. Et de remonter les informations du terrain à partir du moment où on se situe dans un ministère, c'est plus difficile. »

Difficile d’autant que le plan de relance des petites entreprises, présenté fin juin, est loin d’avoir convaincu les principaux concernés. Comme cadeau de bienvenue on peut rêver mieux.

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