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France: le chômage en baisse mais la reprise économique reste fragile

Le redémarrage des chantiers a contribué à la baisse du chômage.
Le redémarrage des chantiers a contribué à la baisse du chômage. Lionel BONAVENTURE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le chômage en France a reculé au mois de juin mais reste à un niveau record. Les données publiées à la mi-journée ce lundi 27 juillet par le ministère du Travail confirment un début de reprise extrêmement fragile du fait des secteurs concernés et de la nature même des emplois créés.

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Cette baisse du chômage observée en France en juin est due au retour de demandeurs d'emploi qui ne travaillaient plus du tout avec le confinement vers une activité réduite. Il s'agit de la conséquence du redémarrage des chantiers et la réouverture des établissements dans l'hôtellerie-restauration.

La baisse du chômage se traduit dans les faits par le retour à l'emploi de plus de 200 000 personnes au mois de juin. Du jamais-vu sur un mois mais cela reste bien peu compte-tenu de l’ampleur des dégâts depuis le début de la crise.

À écouter aussi : Emploi: les travailleurs intérimaires enlisés dans la crise

Sur l’ensemble des trois derniers mois, le nombre de demandeurs d’emplois a augmenté de 24,5%. Leur nombre total reste historiquement élevé : plus de 4,2 millions personnes, plus de 6 millions même, si l'on inclut tous ceux qui, n'ayant qu'une activité réduite, continuent de chercher du travail.

Il s'agit donc d'un début de reprise certes, mais extrêmement fragile, du fait des secteurs concernés et de la nature même des emplois créés, explique Anne Eydoux, économiste au Centre d’études de l’emploi et du travail.

Cette baisse du chômage elle s'explique par une diminution du nombre de demandeurs d'emplois dans la construction et le BTP ou encore dans l'hôtellerie-restauration et le tourisme, des secteurs qui avaient été très frappés pendant le confinement (...) elle concerne beaucoup d'emplois précaires.

Anne Eydoux, chercheuse au Centre d'études de l'emploi et du travail (CEET)

Les annonces de plans sociaux se sont multipliées ces dernières semaines : quelque 43 343 suppressions de postes sont envisagées dans le cadre des plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) déposés depuis le 1er mars contre 16 514 sur la même période l'année dernière.

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