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France: pour la betterave, la sécheresse accroît les dégâts causés par la jaunisse

Un agriculteur montre une feuille de betterave infectée par le virus de la jaunisse de la betterave, dans une exploitation à Oye-Plage, dans le nord de la France, le 4 août 2020.
Un agriculteur montre une feuille de betterave infectée par le virus de la jaunisse de la betterave, dans une exploitation à Oye-Plage, dans le nord de la France, le 4 août 2020. DENIS CHARLET / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L'utilisation des jachères par les agriculteurs pour nourrir leur bétail est désormais autorisée dans une soixantaine de départements français touchés par la sécheresse. Car cette année, les agriculteurs souffrent particulièrement du manque d'eau même dans la partie septentrionale de l'Hexagone. Pour la betterave, la sécheresse accroît les dégâts causés par la jaunisse. Reportage.

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Le jaune n'est décidément pas la couleur porte-bonheur de Régis Desrumaux cette année. La sécheresse a grillé ses prairies et la maladie a attaqué les betteraves destinées à nourrir ses vaches. « J'étais allé les voir, mais je n'ose plus y aller parce que ça me désole à chaque fois. Je suis sûr que je vais avoir au moins 30 à 40% de moins de récolte à cause de la jaunisse. »

Le gouvernement envisage de réautoriser, sous condition, des néonicotinoïdes pour lutter contre le puceron vecteur de la maladie. Le président de la FDSEA de l'Oise en est heureux, tout comme Damien Brunelle. Le vice-président de la Coordination rurale produit, lui, de la betterave à sucre.

« Çà c'est la jaunisse. Des feuilles cassantes et puis jaunes. L'impact est quand même limité chez nous. Par contre on en voit beaucoup au sol. Ça c'est carrément la sècheresse. On voit un gros bouquet de feuilles et puis surtout d'énormes betteraves. »

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Pourtant, irriguer n'était pas vraiment une option. « On est dans les Hauts-de-France et quand même pas trop bien équipés en irrigation ou alors sur des cultures qui peuvent permettrent de rentabiliser. Personne n'irait investir pour de la betterave aujourd'hui. »

Car les mauvais rendements ne seront probablement pas compensés par les prix. « On est soumis à la loi complète des marchés mondiaux. Il y a quelques années, faire de la betterave était la richesse de l'exploitation. Là, aujourd'hui, faire de la betterave est devenue un fardeau. Fabriquer une tonne nous coûte 28 euros et l'an dernier on a été payés 20 euros la tonne. »

Damien Brunelle appelle à une régulation des prix. Il continue malgré tout à produire des betteraves pour éviter que les sucreries ne ferment, dans l'espoir de jours meilleurs.

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