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Fermeture de Bridgestone: le gouvernement va mandater une contre-expertise

Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l'Industrie aux côtés de Philippe Burnage, directeur général de la fabrication de Bridgestone, après une visite à l'usine de pneus à Béthune, le 21 septembre 2020.
Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l'Industrie aux côtés de Philippe Burnage, directeur général de la fabrication de Bridgestone, après une visite à l'usine de pneus à Béthune, le 21 septembre 2020. REUTERS/Pascal Rossignol
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, le gouvernement va mandater une « contre-expertise » sur la situation de l’usine de pneus Bridgestone menacée de fermeture dans le Pas-de-Calais. Ce lundi, une réunion entre les ministres de l’Industrie et du Travail, la direction, les syndicats et les élus locaux a permis de faire une pause et de réfléchir à des alternatives concernant l’avenir des 900 emplois menacés.

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Avec notre envoyée spéciale à Béthune, Aabla Jounaïdi

L’annonce brutale de la fermeture ne passe toujours pas. Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, l’a dit à la direction européenne du groupe, rien ne justifie une mesure si radicale.

« Au bout d'un moment je leur ai dit : " Vous nous avez menti, on ne peut pas vous faire confiance, on tourne la page. On tourne la page, mais maintenant vous jouez cartes sur table. " Et encore une fois on va voir s'ils ont enfin compris ou pas. »

Pas assez compétitive, l’usine de Béthune. Pour l’avocat des salariés Stéphane Ducrocq, les calculs de Bridgestone ne sont tout simplement pas bons : « Le motif économique, il doit être regardé au niveau du groupe et donc notamment au niveau de l'Europe, et il est manifeste que cette usine elle a été dépouillée de tout investissement pendant des années et maintenant qu'on la trouve vétuste, on la ferme purement et simplement. »

À écouter aussi : Fermeture de Bridgestone: «Pour chaque emploi perdu vous créez trois gilets jaunes»

Le gouvernement va mandater le cabinet Accenture pour une contre-expertise afin qu’il étudie ce qui peut réellement être fait pour sauver les emplois. « Ça c'est très directement ce que nous allons faire parce que nous ne voulons pas tomber dans la fatalité et nous résoudre à, je dirais, cette décision qui appelle certainement une contre-expertise. Et c'est ce que nous faisons et c'est pour ça que nous réunirons l'ensemble des parties premantes d'ici 2 à 3 semaines spécifiquement sur ce sujet-là », indique Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l'Industrie.

Un temps pour étudier avec Bridgestone des pistes de diversification, le cas échéant l’État pourrait investir dans le cadre du plan de relance.

Satisfaction du côté des syndicats

À coup sûr, la pression politique a joué. La décision brutale de la direction de fermer le site s’est retourné contre elle et contribué à resserrer les rangs en faveur des salariés.

« On est, on va dire, dans la lutte, mais c'est bien la première fois je vois qu'il y a une idée nationale derrière Bridgestone. Il y a tous les syndicats, donc on est cinq syndicats, on est tous ensemble. Et çà, vous pouvez regarder par rapport aux médias et compagnie, c'est rare que ça puisse arriver. Donc voilà. On nous donne les machines, on nous donne la technologie, on va faire des gros pneus, on va gagner de l'argent à Béthune », commente Stéphane Lesix, secrétaire CFDT du Comité social et économique (Cse), l’instance représentative du personnel.

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