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France: coup d'envoi des enchères 5G

La procédure d'attribution des fréquences 5G aux opérateurs télécoms est officiellement lancée en France mardi 29 septembre.
La procédure d'attribution des fréquences 5G aux opérateurs télécoms est officiellement lancée en France mardi 29 septembre. ERIC PIERMONT / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En France, coup d’envoi ce mardi 29 septembre des enchères pour l'attribution des fréquences 5G. Cet événement exceptionnel, qui ne se produit qu'une fois tous les dix ans et va durer 10 jours, était prévu en avril mais a dû être repoussé à cause de l'épidémie de coronavirus. Le déploiement très contesté du futur réseau mobile, devrait rapporter de l'argent à l'État et permettre à la France de rattraper son retard par rapport aux autres pays avancés.

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Quatre opérateurs, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, sont en lice pour acquérir 11 blocs de fréquences inutilisées pendant quinze ans. La 5G leur permettra d’offrir des débits décuplés à leurs abonnés d’ici la fin de l’année. Techniquement, la 5 G doit utiliser d’abord la bande allant de 3,4 à 3,8 gigahertz (GHz) sur le spectre électro/magnétique des différentes bandes de fréquences.

Ces quatre opérateurs ont déjà obtenu chacun un bloc de 50 mégahertz (MHz) pour 350 millions d'euros. Avec les 110 MHz supplémentaires mises aux enchères, l’État espère récolter au moins 2,2 milliards d’euros, sachant qu’un opérateur ne pourra pas acquérir plus de 100 mégahertz.

En plus des fréquences, Orange, SFR et consorts vont devoir aussi déployer leurs réseaux 5G, un processus coûteux. Sans compter le coût du remplacement des milliers d’antennes du chinois Huawei qui doivent être démantelées. Dans un deuxième temps, d’autres enchères permettront aux opérateurs de se positionner soit au début, au milieu ou à la fin de la bande, plus sensible aux interférences avec d'autres services.

Ces enchères débutent alors qu’une partie de l’opinion et des responsables politiques de gauche et écologiques, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot en tête, dénoncent l’utilité de la 5G et les risques qu’elle poserait pour la santé et l’environnement. En réponse, Emmanuel Macron, qui tient au déploiement de la 5G, les avait traités « d’Amish » voulant revenir à la « lampe à l’huile ».

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