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France: le CA d’Engie doit se prononcer sur la vente à Veolia de ses parts dans Suez

Salariés appartenant à l'intersyndicale de Suez manifestant devant la tour d'Engie, à la Défense, à Paris, le 29 septembre.
Salariés appartenant à l'intersyndicale de Suez manifestant devant la tour d'Engie, à la Défense, à Paris, le 29 septembre. Eric PIERMONT / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

C’est ce mercredi 30 septembre que le conseil d’administration d’Engie doit trancher sur la vente à Veolia des parts de Suez qu’il possède, soit 29,9% du capital. Un rendez-vous crucial dans le conflit qui l’oppose aux géants français de la gestion de l’environnement, deux concurrents qui sont en pleine guerre commerciale.

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Veolia a dévoilé mercredi une offre améliorée pour racheter à Engie ses 29,9% de parts dans son concurrent Suez, proposant désormais 18 euros par action, soit près de 3,4 milliards, contre 2,9 milliards auparavant, et a indiqué chercher un compromis. 

Le géant de l'eau et de l'environnement propose en effet à Suez une période de discussions de six mois « pour rechercher les bases communes d'un accord » et s'engage pendant cette période à ne déposer « une offre publique portant sur 70,1% du capital de Suez qu'à la condition qu'elle soit amicale », a-t-il indiqué dans un communiqué.

►À lire aussi : Le groupe français Veolia à la conquête de Suez pour créer un géant de l’environnement

Antoine Frérot, le patron de Veolia, avait promis à Engie d’améliorer son offre d’achat de la quasi-intégralité des parts qu’il possède dans Suez. Une première étape pour Veolia qui ambitionne ensuite de lancer une OPA complète pour former un champion mondial de la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie.

De son côté, Engie, lui, veut vendre ses parts de Suez pour recentrer ses activités sur l’énergie. L’offre de Veolia expire ce mercredi sans nouvelles propositions sur la table, affirme Jean-Pierre Clamadieu, le président d’Engie. Ce dernier est bien décidé à ne pas, dit-il, lâcher « la proie pour l'ombre ».

Suez refuse toute fusion avec Veolia

De son côté, Suez refuse toute fusion avec Veolia et alerte sur la perte de 10 000 emplois, dont la moitié en France sur les 90 000 que compte le groupe dans le monde. Suez a d’ailleurs placé son activité « Eau France » sous la houlette d’une fondation aux Pays-Bas, ce qui la rendrait inacessible.

Le conseil d’admiration d’Engie s’ouvre donc dans un climat tendu. Nul ne sait non plus quelle position l'État, actionnaire à hauteur d’environ de 23% d'Engie, adoptera lors de cette réunion.


♦ Mardi 29 septembre, l’intersyndicale de Suez a organisé une manifestation devant le siège d’Engie, à La Défense, à Paris, pour protester contre ce projet de rachat de la part de Veolia. Plus de 200 salariés étaient présents.

Veolia a la volonté de détruire un concurrent, de le mettre en morceaux et de le saucissonner.

Les salariés de Suez manifestent devant la tour d'Engie

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