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Reportage

Covid-19: à Marseille, les patrons de restaurants désespérés par les nouvelles annonces

Comme dans d'autres villes françaises, les bars et restaurants marseillais devront fermer leurs portes de 21h à 6h pour respecter le couvre-feu.
Comme dans d'autres villes françaises, les bars et restaurants marseillais devront fermer leurs portes de 21h à 6h pour respecter le couvre-feu. NICOLAS TUCAT / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les restaurateurs marseillais vivent très mal l’annonce de l’instauration d’un couvre-feu dans la métropole, comme dans d’autres grandes villes du pays. Certains d’entre eux étaient réunis dans une brasserie mercredi soir pour suivre l’interview du président.

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Avec notre envoyé spécial à Marseille, Alexis Bédu

À l’écoute dudiscours d'Emmanuel Macron, mercredi soir, pas de réactions dans la salle. Les restaurateurs marseillais semblent abattus dans un premier temps. Puis en colère quand ils réalisent que leurs commerces vont encore subir d’énormes pertes.

« Comment est-ce qu’on va faire pour pouvoir tenir ? Comment est-ce qu’on va faire pour faire face aux charges ? Comment est-ce qu’on va faire pour pouvoir pérenniser nos entreprises ? Il est là nous notre avenir, dans les jours qui viennent », explique l’un d’eux.

« On est en train de tuer l’économie »

Frédéric Jeanjean est propriétaire d’une brasserie sur le vieux port. Il a perdu la moitié de ses rentrées d’argent depuis le début de l’année et il a l’impression que sa profession paye pour tout le monde. « Il a fallu qu’on interprète les élus, le préfet, pour arriver à faire supprimer le marché sauvage qu’il y avait sur le Vieux Port avec plusieurs milliers de personnes qui s’y côtoyaient. On avait des gens qui arrivaient avec des glacières et qui vendaient des canettes de soda juste en face nos terrasses fermées ! s’emporte-t-il. On est en train de tuer l’économie. »

Fabrice Jiacalone, patron d’une pizzeria, craint même pour l’avenir de son établissement. « Je suis très, très, très inquiet, confie-t-il. Les banques commencent à appeler en disant : le crédit qu’on vous a reporté, que vous payez – parce qu’on paye les reports de crédits –, ça y est, à partir de maintenant, il faut payer. On n’a pas d’aides d’État, comment on peut faire pour payer les charges, les crédits, les loyers. Je voudrais juste qu’ils nous disent comment on fait. »

Les professionnels de la restauration marseillais demandent à ce que les bars et les discothèques puissent rouvrir toute la journée.

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