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Uber Eats en Italie visé par une enquête pour exploitation des livreurs à vélo

Uber Italy aurait exploité des migrants et des demandeurs d'asile se trouvant dans des conditions d'extrême vulnérabilité (image d'illustration).
Uber Italy aurait exploité des migrants et des demandeurs d'asile se trouvant dans des conditions d'extrême vulnérabilité (image d'illustration). Reuters/Denis Balibouse
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C'est ce samedi 17 octobre la journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. Hasard du calendrier, on a appris cette semaine qu'une responsable d'Uber Italy, filiale du colosse américain, et neuf autres personnes, sont visées par une enquête pour exploitation des livreurs à domicile et infractions fiscales.

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Selon l'acte d'accusation, certains des mis en cause auraient « profité de l'état de nécessité des travailleurs », notamment des migrants venant du Mali, du Nigeria ou encore de Côte d'Ivoire.

Certains livreurs à vélo n'auraient pas été engagés directement par Uber Eats, mais par des entreprises intermédiaires avec des méthodes de rémunération qualifiées « d'exploitation », relate Mario Grasso, responsable du syndicat Uiltucs. « Ils étaient payés à la tâche, 3 euros par livraison. On leur a volé les pourboires et ils étaient punis s'ils ne faisaient pas de courses. »

Uber Italy, qui souligne ne pas être visé comme personne morale, assure vouloir combattre toute forme d'intermédiation illégale.  

Pour mieux encadrer le travail des livreurs, une loi a été votée l'an dernier. Pour autant, les cyclistes ne nourissent pas d'espoir en raison de la signature récente d'un accord contesté entre les plateformes et un syndicat. « Cet accord laissera la situation quasiment inchangée. La loi fixait un tarif horaire alors que l'accord a réintroduit le paiement à la tâche », estime Mario Grasso.

Des manifestations ont été organisées dans différentes villes, comme à Bologne ce samedi, où Lorenzo Righi réclame entre autres que les livreurs soient reconnus comme salariés : « Actuellement, si on travaille souvent, on arrive à gagner entre cinq et six euros de l'heure, même cela pourrait encore baisser avec l'accord pirate. Alors qu'en étant salarié, on pourrait être payé sur une base de 7 ou 8 euros nets. »

Le syndicat Uiltucs se prépare avec des livreurs à contester le nouvel accord en justice.

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