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Pierre Cardin, la fortune par les licences

Pierre Cardin en juin 2019.
Pierre Cardin en juin 2019. © AFP - BERTRAND GUAY

Pionnier d'une mode avant-gardiste et audacieuse dans les années 1960, Pierre Cardin est aussi l'un des Français les plus connus au monde. Pour cause, «Pierre Cardin», c'est aussi une marque qui se décline en 800 produits. Notamment en Asie, un marché qu'il a été l'un des premiers représentants français de la mode à aller prospecter. De la ceinture aux draps de bain, en passant par les bouteilles d'eau et les parfums, cette stratégie a fait sa fortune, mais a aussi émoussé quelque peu le prestige de la marque. Au point de devenir un cas d'école enseigné en formation de marketing.

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Ce phénomène a même un nom : « la cardinisation ». Une banalisation de la marque sous l'effet de la multiplication trop nombreuses des licences. Aux antipodes des marques de luxe comme Louis Vuitton ou Hermès qui jouent sur la rareté et l'exclusivité.

Pourtant, Pierre Cardin la revendiquait haut et fort comme le gage de la solidité de son entreprise. Comme un gage d'indépendance personnelle aussi.

Quoi qu'il en soit, la vente de ses licences dans une centaine de pays a fait de lui un précurseur de la mondialisation dès les années 1970.

Une trentaine de licences cédées à la Chine

Les draps de bains, linges de lit, cravates, parapluies, parfums ou même poussettes Pierre Cardin se retrouvent partout, du Brésil à la Corée en passant par la Chine où il fut en 1978 l'un des premiers couturiers français à percer.

C'est d'ailleurs en Chine qu'il cède en 2009 une trentaine de ses licences pour la bagatelle de 200 millions d'euros. Cette année-là, sa fortune personnelle a été estimée à plus de 600 millions d'euros.

►À lire aussi: Pierre Cardin, génie de la mode et des affaires, est mort

 

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