Sanofi confirme la suppression de 400 postes en recherche et développement

Dans un laboratoire Sanofi du Val-de-Reuil, en Normandie, en France, le 10 juillet 2020.
Dans un laboratoire Sanofi du Val-de-Reuil, en Normandie, en France, le 10 juillet 2020. © JOEL SAGET / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le contraste saute aux yeux. Alors que Pzifer croule sous les demandes de vaccins, le géant français de l’industrie pharmaceutique Sanofi est à la traîne sur la recherche. Son vaccin n’est attendu qu’à la fin de l’année 2021. Et on apprend ce mardi que l’entreprise va supprimer 400 postes dans son département Recherche et Développement.

Publicité

Chimistes, chercheurs, biologistes… Il y en aura bientôt moins de 3 000 dans cette branche primordiale pour la recherche du vaccin contre le Covid-19. C’est moitié moins qu’il y a 15 ans, précisent les syndicats.

Pour Thierry Bodin, représentant de la CGT chez Sanofi, c’est inacceptable : « Un groupe qui donne 4 milliards d'euros chaque année en dividendes aux actionnaires, il devrait être interdit que cette entreprise puisse faire des plans de restructuration. On est dans une spirale depuis des années de déclin au niveau de la recherche pharmaceutique au sein de Sanofi, tout particulièrement en France et en Europe, et c'est particulièrement scandaleux d'autant plus dans cette période où l'on parle tant de souveraineté sanitaire et d'indépendance thérapeuthique. »

► À lire aussi : Vaccin anti-Covid: Sanofi et GSK prennent du retard

Cette coupe était prévue, assure-t-on côté direction. La suppression de 1 700 postes avait été annoncée il y a sept mois. Mais pour Thierry Bodin, le raté de Sanofi sur le vaccin contre le Covid-19 découle de cette stratégie. 

«  Ce que l'on note là c'est qu'il y a un manque de transparence total de la part de Sanofi sur ce qui s'est passé. Mais en tout état de cause forcément ça a joué cette stratégie que nous déplorons et qui va à l'encontre des intérêts de tout le monde et qui va bien évidemment à l'encontre de  l'intérêt des populations. »

Face à ces suppressions de postes, un appel au débrayage mardi sur différents sites a été lancé par les syndicats.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail