Nissan maintient son activité de production au Royaume-Uni grâce à l'accord post-Brexit

L'entrée de l'usine de Nissan à Sunderland en mars 2019.
L'entrée de l'usine de Nissan à Sunderland en mars 2019. AP - Frank Augstein
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le constructeur japonais Nissan confirme qu’il reste au Royaume-Uni, où il possède la plus grosse usine automobile du pays. Une décision prise grâce à l'accord de libre-échange post-Brexit entre Londres et Bruxelles.

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Nissan avait menacé ces dernières années de fermer son usine de Sunderland, au Royaume-Uni si le pays ne parvenait pas à un accord avec l’Union européenne. Finalement, grâce à l’accord de libre-échange conclu la veille de Noël entre Londres et Bruxelles, Nissan échappera aux droits de douane dans l’espace européen, ce qui lui permettra d’être toujours compétitif sur le Vieux Continent.

Cet accord de « Brexit permet la poursuite de l'activité à court terme, protège 75 000 emplois en Europe et, de manière plus importante, tous les modèles que nous fabriquons à Sunderland », a déclaré à des journalistes Ashwani Gupta, le directeur opérationnel de Nissan.

Une telle décision est très importante pour le gouvernement britannique et la ville de Sunderland. Le site du constructeur japonais emploie 6 000 personnes et en fait travailler 27 000 de plus dans la chaîne d’approvisionnement. « C'est un grand vote de confiance dans le Royaume-Uni », a réagi vendredi matin le Premier ministre conservateur Boris Johnson.

400 000 véhicules produits chaque année à Sunderland

400 000 véhicules par an y sont produits, dont 80% destinés à l’export. Le groupe japonais a promis également de faire des investissements. Il prévoit de déplacer à Sunderland la production de batteries électriques qui équipent son modèle Leaf qui sont fabriquées pour l’instant aux États-Unis.

Le secteur automobile est l'un des grands bénéficiaires de l'accord de libre-échange conclu à l'arraché entre le Royaume-Uni et l'UE. Les constructeurs échappent aux taxes dites de la « règle d'origine » qui s'appliquent sur les produits fabriqués à partir d'une grande partie d'éléments provenant de pays hors de l'Union européenne, et qui perturbent les échanges dans de nombreux domaines entre Royaume-Uni et UE depuis le 1er janvier.

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