Restrictions anti-Covid: pagaille à la frontière entre l'Autriche et l'Italie

Le col du Brenner (Brennerpass) à travers les Alpes entre l'Autriche et l'Italie, en juin 2018 (image d'illustration).
Le col du Brenner (Brennerpass) à travers les Alpes entre l'Autriche et l'Italie, en juin 2018 (image d'illustration). AFP - CHRISTOF STACHE

L'Allemagne a restreint les passages à la frontière avec le Tyrol autrichien touché par le variant sud-africain de Covid-19. Un test négatif est même exigé aux chauffeurs de poids lourds. Dans la crainte que les chauffeurs en provenance d'Italie ne soient bloqués sur le territoire, Vienne a instauré à son tour des contrôles à la frontière entre le Tyrol autrichien et l'Italie provoquant un bouchon près du tunnel du Brenner et la colère de certains routiers italiens.

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Les difficultés ont commencé avant la frontière pour des chauffeurs de Moreno Santarosa, gérant de l'entreprise éponyme. Ce mardi 16 février au matin, surpris, l'un d'eux lui explique au téléphone être bloqué. « Au péage de Vérone-Nord, la police italienne filtrait la circulation en direction du Tyrol et de l'Allemagne, raconte-t-il. Donc, ils leur ont fait faire demi-tour, ils ont fait le test et ils sont repartis. Le problème, c'est que quand ils sont arrivés au col du Brenner, il y avait 40 kilomètres de queue et des groupes de conducteurs à Vipiteno qui essayaient de faire un test ». 

Des centres de tests s'organisent, mais ces contrôles leur font perdre du temps et de l'argent. « C'est une dépense moyenne de 30-40 euros, ajoute le chauffeur routier. J'espère que cela sera pris en compte car dans certains cas cela représente presque 10% du prix du transport ».

Andrea Manfron, secrétaire général de l'organisation patronale FAI Conftrasporto, demande un retour à la normale. « Il faut que le "corridor vert " soit rétabli, explique-t-il. Il faut que les transporteurs soient, de fait, exemptés de ces obligations. Car les pays européens s'étaient mis d'accord pour garantir le transit des chauffeurs le long de routes spécifiques ». En attendant, Andrea Manfron souhaite que l'Italie applique le principe de réciprocité, question de principe.

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