La Lufthansa essuie des pertes records et peine à redécoller

L'épidémie de Covid-19 a plongé le secteur dans une crise sans précédent qui n'a pas épargné le premier groupe européen de transport aérien.
L'épidémie de Covid-19 a plongé le secteur dans une crise sans précédent qui n'a pas épargné le premier groupe européen de transport aérien. REUTERS/Hannibal Hanschke

Sauvé en juin par un vaste plan de sauvetage de Berlin, le premier groupe européen de transport aérien a subi une perte de 6,7 milliards d'euros en 2020. Un record. Et l'année 2021 sera également teintée de rouge.

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Du rouge partout ou presque sur le tableau financier de la Lufthansa. Le chiffre d'affaires est en baisse de 63% tandis que le nombre de passagers affiche moins 75%. 

Seul record positif, la branche cargo dont les bénéfices d'exploitation ont explosé en raison d'une demande galopante et d'une flambée des prix. Mais pas suffisant pour compenser la chute du trafic voyageurs. 

La Lufthansa prévoit que cette année finira également dans le rouge, même si la perte opérationnelle sera plus faible. Au premier trimestre, les liquidités continueront à fondre d'environ 300 millions d'euros par mois. 

Jusqu'à 30 000 emplois menacés

La Lufthansa prévoit de proposer davantage de sièges à la réservation que l'an dernier, mais le pic d'activité devrait rester loin des standards de 2019. Et elle ne prévoit un retour à 90% de son offre pré-Covid que d'ici le milieu de la décennie. 

Les compagnies du groupe vont donc rogner sur les coûts. La flotte va s'alléger de quelque 150 avions. Et jusqu'à 30 000 emplois sont menacés. Cela dit, les licenciements secs sont a priori exclus pendant un an. Un accord en ce sens a été conclu avec les syndicats en contrepartie de mesures d'économies. 

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