En France, première vente aux enchères judiciaire de bitcoins

Acheter du bitcoin à l'État français c'est plus rassurant pour les investisseurs que d'en acheter auprès de sites potentiellement frauduleux.
Acheter du bitcoin à l'État français c'est plus rassurant pour les investisseurs que d'en acheter auprès de sites potentiellement frauduleux. REUTERS - DADO RUVIC

C'est une histoire qui pourrait rapporter gros à l'État français. 611 bitcoins saisis par la justice seront mis aux enchères le 17 mars prochain. C'est la première fois que l'État met en vente de la monnaie numérique saisie. Une première qui fait espérer un gain de plusieurs millions d'euros qui irait directement dans les caisses de l'État. 

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Tout commence en 2020 avec 611 bitcoins confisqués à un cybercriminel par la justice française. À l'époque, c'est la première fois que la justice saisie de la monnaie numérique. Le bitcoin ne vaut alors que 4 500 euros. 

Comme pour tous biens confisqués, la justice veut les revendre aux enchères. Mais comme vendre du bitcoin ça n'est pas pareil que vendre une voiture, il faut du temps pour sécuriser l'opération. Quasiment un an et demi plus tard, ça y est, tout est prêt pour la vente aux enchères. 

Et entre-temps, bonne nouvelle, le bitcoin a pris de la valeur. Beaucoup, beaucoup de valeur. De 270 000 euros en 2020, le magot saisit en vaut maintenant dix fois plus sur les marchés boursiers. Sans compter qu'il y a une plus-value en matière de sureté : acheter du bitcoin à l'État français c'est plus rassurant pour les investisseurs que d'en acheter auprès de sites potentiellement frauduleux. 

La France peut donc espérer tirer 26 millions d'euros de cette vente hors norme.

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