Sept pays européens s'engagent à ne plus soutenir les énergies fossiles en dehors de leurs territoires

Plate-forme pétrolière en mer du Nord, au large d'Aberdeen, en Ecosse.
Plate-forme pétrolière en mer du Nord, au large d'Aberdeen, en Ecosse. AFP - ANDY BUCHANAN

La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, l’Espagne, les Pays-Bas et la Suède viennent de lancer « Export Finance for Future ». Cette opération vise à mettre un terme aux aides publiques pour les projets concernant les énergies fossiles à l’export.

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Cette coalition qui représente 45% des crédits exports de l’OCDE, répond à la volonté d’instaurer un « verdissement des financements exports ». Déjà depuis le 1er janvier 2021, les aides financières pour soutenir les projets d’exploitation de pétrole extra-lourd et d’hydrocarbures non conventionnels sont interdites. Elles le seront en 2025 pour les produits pétroliers et en 2035 pour les produits gaziers.

Les sept États membres de cette initiative souhaitent ainsi réorienter leur portefeuille de garanties export publiques vers des projets compatibles avec l’Accord de Paris de 2016.

Mais sans calendrier international contraignant, il sera difficile de convaincre des puissances économiques comme la Chine, le Japon ou la Corée du Sud qui, à eux seuls, financent 88% des projets de production de charbon, contribuant à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, lance un appel aux États-Unis pour qu’ils rejoignent la coalition afin de donner du poids à cette initiative.

Ces sept pays européens se réunissent ce mercredi 14 avril. Selon Bruno Le Maire, ils vont s’engager à soutenir les projets respectant l’environnement et la transparence sur les politiques de financement des exportations fossiles.

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