Vaccin anti-Covid: faute d'accord avec l'UE, Valneva va négocier pays par pays

Un ingénieur-virologue dans le laboratoire de biosécurité du groupe Valneva SE à Saint-Herblain, dans l'ouest de la France, le 30 juillet 2020.
Un ingénieur-virologue dans le laboratoire de biosécurité du groupe Valneva SE à Saint-Herblain, dans l'ouest de la France, le 30 juillet 2020. JEAN-FRANCOIS MONIER AFP/File

Faute d'accord avec l'Union européenne, le laboratoire franco-autrichien Valneva a décidé de négocier la fourniture de son vaccin pays par pays. Début janvier, l'UE avait envisager d'acheter jusqu'à 60 millions de doses au laboratoire. Mais aucun accord définitif n'a été conclu à ce jour.

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Constatant un manque des progrès significatifs avec l'Union européenne, Valneva indique qu'il ne donnera plus la priorité aux discussions de fourniture centralisée avec la Commission européenne. Dans un communiqué, Thomas Lingelbach, le PDG, fait valoir sa position : « Nous avons consacré beaucoup de temps et d'efforts à essayer de répondre aux exigeances de la Commission européenne. » 

En conséquence, le laboratoire basé à Nantes devrait passer les accords bilatéraux avec ceux qui souhaitent inclure son sérum dans leur stratégie vaccinale. Contactée par RFI, la Commission prend note de cette décision, mais précise que jusqu'à présent, les conditions posées par Valneva « n'ont pas été jugées acceptables » par les États membres. 

À la différence de Pfizer ou de Moderna basés sur ARN messager, Valneva a développé un vaccin qui inocule le virus inactivé du Covid pour obtenir une réponse immunitaire chez les patients. Le laboratoire prépare une étude de la phase 3, la dernière avant l'éventuelle autorisation de son vaccin, et espère sa mise sur le marché dès cet automne. 

Le Royaume-Uni a passé un accord dès juillet 2020 avec Valneva avant de signer en septembre dernier un partenariat portant sur un potentiel de 190 millions de doses achetées, pour une valeur de 1,4 milliard d'euros.

Dans l'UE, jusqu'ici, seuls les vaccins de Moderna, de Pfizer-BioNTech et d'AstraZeneca sont disponibles. L'Agence européenne des médicaments a par ailleurs estimé, mardi, que le vaccin Johnson & Johnson, sur lequel comptent de nombreux pays pour accélérer les campagnes d'immunisation, peut être employé, en raison d'un rapport bénéfices/risques favorable.

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