Royaume-Uni: l'étau se resserre autour du magnat de l'acier Sanjeev Gupta

L'homme d'affaires Sanjeev Gupta est à la tête de Liberty House, la branche industrielle du groupe GFG Alliance.
L'homme d'affaires Sanjeev Gupta est à la tête de Liberty House, la branche industrielle du groupe GFG Alliance. JUSTIN TALLIS / AFP

Après l'ancien Premier ministre David Cameron, éclaboussé par le scandale suite à la faillite de la société financière Greensill, c'est donc au magnat de l'acier Sanjeev Gupta de s'expliquer. Les enquêteurs britanniques examinent la nature des activités liant le groupe familial et la société désormais en faillite. En mal de financement, le géant de l'acier britannique d'origine indienne a-t-il usé de fraudes pour obtenir des millions de livres de la part de la société financière Greensill ? L'enquête ne fait que commencer.

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Déjà à court d'argent, Gupta Family Group est désormais soupçonné de fraude, de commerce frauduleux et de blanchiment d'argent dans la conduite de l'activité de ses entreprises.

Pas de détails sur les fraudes présumées, mais les liens financiers du groupe avec Greensill (dont il était l'un des principaux clients) sont au coeur de l'enquête du « Serious Fraud Office ».

D'après le quotidien local le Financial Times, des factures suspectes auraient été fournies par le groupe Gupta à Greensill en échange de fonds. 

Une pratique qui ressemble à de la fraude, estiment certains parlementaires britanniques qui pointent un modèle de financement « hautement suspect » ressemblant à une « fraude pyramidale »

Le groupe de Sanjeev Gupta nie toute malversation et promet de « coopérer pleinement à l'enquête ».

L'ONG Spotlight on Corruption a salué l'action rapide de la justice britannique, démonstration selon elle que les preuves de malversations sont assez solides. 

Le groupe emblématique, qui s'est bâti en rachetant les entreprises en difficulté, est désormais lui-même dans la tourmente. Il cherche de nouveaux fonds afin d'éviter les fermetures d'usines qui font vivre 35 000 personnes dans le monde. Et au vu des circonstances, pas sûr que le gouvernement britannique, suspicieux sur la gestion du groupe, lui tendent la main.

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