Travail: Amazon revoit à la hausse les temps de pause de ses employés

Amazon hizo el anuncio de aumentos el día antes de la fecha programada para publicar sus ganancias del primer trimestre
Amazon hizo el anuncio de aumentos el día antes de la fecha programada para publicar sus ganancias del primer trimestre INA FASSBENDER AFP/Archivos

À quelques jours de soldes annuelles sur internet, les 21 et 22 juin prochain, le géant du commerce en ligne annonce que ses employés auront désormais des temps de pause plus longs. Cette décision intervient suite à un rapport accablant concernant la santé de ses employés.

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C'est un rapport accablant sur les accidents de travail diffusé par les syndicats qui semblent avoir réveillé le géant américain de la vente en ligne.  Selon cette étude du Strategic Organizing Center, en 2020, près de 6% des ouvriers des centres de tri ont été victimes d'un accident qui les a forcés à s'arrêter temporairement ou à prendre un poste différent, moins contraignant physiquement. 

Le 1er juin , la direction d'Amazon réagissait et annonçait que les ouvriers auraient désormais plus de temps pour prendre des pauses. Le système en place Time off Task « temps non travaillé » qui mesure la productivité des salariés chargés de trier, emballer et déplacer les colis, « peut facilement être mal interprété », a admis Dave Clark, patron des opérations mondiales, dans une lettre à ses équipes. Les employés évoquent le stress inhérent à un tel dispositif et la limitation du temps pour se rendre aux toilettes, par exemple. 

La crainte des syndicats

Amazon souvent critiquée sur les conditions de travail et l'exploitation de sa main d'œuvre arrivera-t-elle à redorer son blason à la veille des soldes géantes qu'elle organise les 21 et 22 juin prochains dans une vingtaine de pays, dont les États-Unis ? Son succès certain ne va pas sans déboires notamment avec les autorités et la société civile qui lui reprochent également des abus de position dominante, des pratiques anti-concurrentielles.

En avril, après l'échec d'une tentative de syndicalisation d'un entrepôt dans l'Alabama, le fondateur et patron Jeff Bezos avait reconnu que la situation de ses employés devait être améliorée dans sa lettre annuelle aux actionnaires. « Nous allons être le meilleur employeur et l'endroit le plus sûr où travailler sur Terre », avait-il promis, évoquant notamment des mesures déjà prises ou en cours de déploiement pour réduire les risques de troubles musculo-squelettiques liés aux tâches répétitives.

Résultats spectaculaires en pleine pandémie

La firme américaine table sur un chiffre d'affaires compris entre 110 et 116 milliards de dollars pour la période d'avril à juin, soit 24 à 30% de plus sur un an, notamment grâce au Prime Day.  Elle a embauché 500 000 personnes dans le monde pour répondre à l'explosion de la demande.

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