Reportage

France: manifestation pour l'emploi devant des usines de Renault et Stellantis

Les employés de l'usine d'assemblage de voitures Renault de Flins ici en juin 2020.
Les employés de l'usine d'assemblage de voitures Renault de Flins ici en juin 2020. AFP - MARTIN BUREAU

Les salariés de Renault, ceux de Stellantis, ex PSA-Fiat-Chrysler, et de plusieurs équipementiers se sont mobilisés ce mardi 22 juin devant l’entrée de l’usine Renault à Flins dans les Yvelines, à l’appel de la CGT, pour défendre leurs emplois. Rappelons que Renault avait annoncé l’année dernière un plan d’économies de 2 milliards d’euros avec à la clé 15 000 suppressions d'emplois dans le monde dont 4 600 en France.

Publicité

Avec notre envoyée spéciale à Flins, Ariane Gaffuri 

Les trombes d’eau qui s’abattent sur les tentes rouges dressées par la CGT n’ont pas dissuadé ces salariés venus pour certains de loin jusqu’à l’usine Renault à Flins.

« Il y a une rénovation complète de l’usine pour qu’elle fasse du refactoring, de la rénovation de véhicules, explique Jean-François Pibouleau, délégué syndical central CGT Renault. Donc, nous, on demande que l’usine de Flins continue à fabriquer et à monter des véhicules. Aujourd’hui, l’État donne et offre au constructeur des subsides et ne demande rien en compensation. Et surtout rien au niveau de l’emploi, ce qui est inadmissible. »

Faible mobilisation

Régis Scheenaerts, délégué CGT de Stellantis, né de la fusion entre PSA et Fiat-Chrysler, a fait trois heures de route de Douvrin dans le Nord : « Nous on est dans la même galère. PSA Douvrin veut fermer l’usine de moteurs mécaniques. On est tous solidaires contre les patrons qui ont plein de milliards dans leurs caisses et qui, au nom soi-disant de la transition énergétique, continuent à massacrer l’emploi par centaines de milliers. »

« Moi, je suis ouvrière chez Toyota dans le Nord, dit une manifestante. Tous les emplois sont menacés partout. Dans mon usine, ce sont des charges de travail supplémentaires sur une personne, et de moins en moins de personnes dans l’usine. »

Un peu moins de 300 salariés de l’automobile ont fait le déplacement. « Trop peu », regrette un participant, au vu des « dizaines de milliers d’emplois menacés en France ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail