La Commission européenne muscle la lutte contre le blanchiment d'argent

Après plusieurs scandales au sein de l'Union, la Commission européenne réforme la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Après plusieurs scandales au sein de l'Union, la Commission européenne réforme la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. AFP - INA FASSBENDER

Après plusieurs scandales au sein de l'Union, la Commission européenne réforme la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Elle vient de présenter son paquet de mesures visant notamment à harmoniser les règles et leur application entre les pays membres. L’objectif est de « combler les failles utilisées par les criminels ». 

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L'élément phare est la création d'une agence de l'Union européenne contre le blanchiment d'argent à horizon 2024. Elle assurera notamment la coordination entre les autorités nationales. Charge à elle, également, de surveiller directement certains établissements financiers présentant des risques particuliers, soit parce qu'ils ont des activités dans un grand nombre d'États membres, soit parce qu'il y a urgence.

Toujours pour plus de coordination et dans l'espoir que les cellules de renseignement financier mettent plus facilement la main sur les informations clefs, des connexions entre les registres nationaux des comptes bancaires seront établies.

Vers les paiements en cash limités

Par ailleurs, et cela pourrait donner lieu à quelques négociations, les paiements en cash devraient être limités, du moins dans certains pays. Bruxelles veut, en effet, instaurer une limite de 10 000 euros pour les paiements en espèce. C'est plus que ce qui est autorisé dans certains États, mais environ un tiers des membres n'a pas du tout de plafond.

La Commission ne s'attaque pas qu'à la valise de billets, elle s'intéresse aussi aux méthodes les plus modernes.

L'ensemble des règles de vigilance seront applicables aux monnaies électroniques, à l'instar des bitcoins. Il sera donc interdit de détenir un portefeuille anonyme de crypto-actifs.

Ce paquet de mesures, salué par Paris, doit encore être négocié avec le Parlement européen et les 27 États membres.

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