Accéder au contenu principal
Football / Coupe du monde

Les huitièmes de finale ont relevé le niveau du Mondial

Le Ghanéen Kevin Prince Boateng marque dès la 5e mn contre les Etats-Unis.
Le Ghanéen Kevin Prince Boateng marque dès la 5e mn contre les Etats-Unis. Reuters
Texte par : Christophe Carmarans
5 mn

Alors que la phase de poule avait été assez pauvre en spectacle, les huitièmes de finale qui se sont achevés mardi 29 juin par la victoire de l’Espagne 1-0 sur le Portugal ont donné lieu dans l’ensemble a des matchs plus débridés. Un heureux présage avant les quarts de finale de vendredi 2 juillet et samedi 3 juillet ?

Publicité

Enfin, les filets ont tremblé ! Très réussi à bien des égards, le Mondial sud-africain avait été assez pauvre en spectacle et en buts durant la phase de poule. Les huitièmes de finale qui se sont achevés mardi 29 juin ont sensiblement relevé la moyenne et le niveau de jeu. Au total 101 buts avaient été inscrits en quarante-huit rencontres du premier tour soit 2,12 par match, une inefficacité historique, surtout si l’on retient que la Corée du Nord en a encaissé à elle seule plus de 10 pour cent, dont sept en un seul match contre le Portugal.

Dans le vif du sujet

Les huit premières rencontres à élimination directe ont été nettement plus fertiles avec vingt-deux buts en huit matchs, soit 2,75 buts de moyenne. Seul l'ennuyeux Paraguay-Japon s’est soldé par un 0-0 (qualification du Paraguay 5 tirs au but à 3), ce qui n’est pas une surprise venant de deux équipes dépourvues de punch en attaque. Les autres huitièmes ont en revanche donné lieu à des rencontres animées, à défaut d’être exceptionnelles. Surtout, elles n’ont pas débuté par ces fameux « rounds d’observation » qui agacent tout le monde.

Le Brésilien Juan ouvre la marque contre le Chili.
Le Brésilien Juan ouvre la marque contre le Chili. Reuters

Le Ghana a ouvert la marque dès la 5e mn face aux Etats-Unis (2-1 a.p.) grâce à la course rectiligne et à la frappe soudaine de Kevin Prince Boateng. L’Uruguay a été presque aussi prompt à dégainer contre la Corée du Sud (2-1), coupable d’une faute d’inattention à la 8e mn qui a fait le bonheur de Luis Suarez, servi par Diego Forlan. Pour son premier match en qualité de titulaire avec les Pays-Bas, Arjen Robben n’a pas été long à la détente non plus:18 minutes lui ont suffi pour tromper Jan Mucha, le gardien slovaque, après une ouverture sublime de Wesley Sneijder.

Plus prolixes, le Brésil, l’Argentine et l’Allemagne ont attendu davantage pour trouver l’ouverture mais sont tous trois sont parvenus doubler la mise assez rapidement. Le Brésilien Luis Fabiano a tué le match contre le Chili (3-0) dès la 38e mn sur un service de Kaka à la limite du hors-jeu, trois minutes seulement après le premier but inscrit par Juan de la tête à la réception d’un corner (35e). Sept minutes, pas plus, c’est le temps qui s’est écoulé entre le but marqué à la 26e mn par l’Argentin Carlos Tevez (en position de hors jeu) contre le Mexique (3-1) et le deuxième, inscrit par Gonzalo Higuain, après une énorme erreur du défenseur mexicain Ricardo Osorio (33e).

Les Allemands s’en sont donné à coeur joie dès la première mi-temps pour exploiter les faiblesses anglaises en défense (4-1). Miroslav Klose a profité d’un long dégagement de son gardien Manuel Neuer à la 20e mn pour marquer son douzième but en trois phases finales, soit autant que le Roi Pelé. Et c’est douze minutes plus tard que Lukas Podolski a donné un avantage de deux unités à la Mannschaft sur l'Angleterre après un relais entre Klose et Thomas Müller.

L’Espagne a pris son temps

L'Allemand Klose premier buteur contre l'Angleterre.
L'Allemand Klose premier buteur contre l'Angleterre. Reuters

Mis à part le Paraguay, il n’y a donc que l’Espagne, parmi les qualifiés, à être restée muette en première période. Cela n’a pourtant pas été faute d’essayer lors de sa victoire sur le Portugal (1-0). Après seulement sept minutes de jeu, le gardien lusitanien Eduardo s'était déjà dû s’employé à trois reprises sur des tirs de Fernando Torres et de David Villa. Ce dernier a dû attendre la 63e mn pour inscrire le but vainqueur mais il n'a pas ménagé ses efforts dans le duel ibère.

Même si l’Histoire ne retiendra principalement de ces huitièmes de finale que les erreurs d’arbitrage qui vont peut-être inciter l’International Board à sortir enfin de son dogmatisme, on peut aussi leur savoir gré d’avoir débouché sur des quarts appétissants. Alors que Brésil-Pays-Bas et Allemagne-Argentine sont finales avant la lettre, on hâte de voir comment l’Espagne va s’y prendre pour contourner, ou transpercer, la muraille paraguayenne. Quant à l’inédit Uruguay-Ghana, sa portée historique n’échappe à personne sur un continent où une qualification des Blacks Stars en demi-finale aurait un retentissement considérable.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.