Accéder au contenu principal
Coupe du monde 2010

Dominique Rocheteau : « Le talent des Pays-Bas a fait la différence »

L'ancien joueur international français de football Dominique Rocheteau, lors de la présentation de son autobiographie "On m'appelait l'ange vert..." à Paris, le 20 avril 2005.
L'ancien joueur international français de football Dominique Rocheteau, lors de la présentation de son autobiographie "On m'appelait l'ange vert..." à Paris, le 20 avril 2005. Photo : Jacques Demarthon / AFP
Texte par : Christophe Carmarans | Olivier Pron
5 mn

L’ex-international Dominique Rocheteau, deux fois demi-finaliste de la Coupe du monde avec la France et désormais consultant pour Radio France, a suivi la demi-finale Pays-Bas - Uruguay au Cap. Il a vu un match spectaculaire et estime que c’est la somme des talents néerlandais qui a fait la différence.

Publicité

Une interview réalisée par nos envoyés spéciaux au Cap,

Dominique, votre avis sur cette demi-finale emballante ?

Plus qu’emballante. J’ai trouvé ce match spectaculaire, l’un des plus spectaculaires de cette Coupe du monde. C’est bien que cela arrive en demi-finale, avec une équipe des Pays-Bas qui se qualifie logiquement parce que leur niveau était quand même supérieur. Et puis parce que, sur le vu de toute cette Coupe du monde, c’est bien qu’ils aillent en finale. C’est une équipe qui joue quand même un football offensif. Mais j’ai vraiment apprécié l’équipe d’Uruguay. Finalement, elle avait été un peu critiquée en quart de finale contre le Ghana, car le Ghana aurait mérité de passer aussi. Mais elle méritait aussi de jouer à ce niveau-là car elle a montré beaucoup de qualité. Elle a été combattante, elle y a cru jusqu’au bout. Ils ont réussi à revenir à la marque avec Forlan et puis même après, dans le temps additionnel. Vraiment, c’était un match superbe et puis on a vu aussi de beaux buts. Le but de Van Bronckhorst et celui de Forlan étaient magnifiques.

Cette équipe des Pays-Bas est désormais toute proche de cette première étoile qu’elle n’a jamais décrochée.

C’est bien que les Pays-Bas aillent en finale. C’est bien que les Allemands soient encore présents et les Espagnols aussi. Ce sont quand même des équipes qui pratiquent un jeu offensif et c’est bien que les équipes qui pratiquent un jeu offensif aillent jusqu’au bout. Après, il y a le match Espagne-Allemagne dont on attend beaucoup. Ce devrait être un des grands matchs de cette Coupe du monde, entre deux belles équipes.

Qu’est-ce qui fait sa force à cette équipe des Pays-Bas ?

C’est une équipe bien organisée, compacte. Mais ce qui fait surtout sa force, c’est le talent. Le talent de certains joueurs, c’est ce qui fait la différence. Ce soir, Robben a fait certainement son meilleur match de la Coupe du monde, surtout en seconde mi-temps. Il a fait la différence par ses accélération et ses dribbles. Et puis il y a Sneijder, un meneur de jeu qui en est déjà à cinq buts marqués. Ce sont des joueurs qui font la différence. Il y a également Van Bommel qui fait l’équilibre de cette équipe au milieu de terrain, qui récupère des ballons, qui est présent défensivement. Van Bommel n’était pas là en 2008 et, à mon avis, c’est ce qui fait le « plus » de cette équipe.

Un mot des Uruguayens, il y a du cœur et de la passion chez ce petit pays de 3 millions d’habitants…

Oui, c’est exactement ça ! Du cœur, de la passion, du courage. Ce sont des combattants, une équipe qui forme un bloc. Un bloc défensif mais une véritable équipe. Ils ont joué sur cet aspect-là qui constitue leur force. Et puis ils ont aussi des joueurs qui ont fait la différence, dont un surtout : Forlan. Il a fait une magnifique Coupe du monde, il a marqué de supers buts. C’est un peu sa consécration car c’est un joueur qui arrive à la trentaine. Il ne sera pas loin d’être le meilleur joueur de cette Coupe du monde. Et ce n’était pas facile en jouant dans une équipe comme l'Uruguay qui pratiquait quand même un football relativement défensif. Si l’équipe d’Uruguay est allée en demi-finale, c’est aussi et surtout grâce à lui.

Un dernier mot sur la petite finale, on a envie de la jouer ?

Je peux en parler car on a fait deux demi-finales avec l’équipe de France et les deux fois, on s’est fait éliminer. On fait deux fois la petite finale en 1982 et en 1986. A l’époque, on parlait du « match des coiffeurs », c'est-à-dire que c’étaient les remplaçants qui la jouaient. Moi, je n’ai pas eu la « chance » de la jouer parce que, à chaque fois, j’avais joué la demi-finale. Donc c’était les remplaçants qui jouaient cette petite finale. Là, je ne sais pas…. Cela va dépendre de ce que décident les entraîneurs. Il y a quand même des joueurs qui sont au bout du rouleau car ce sera leur septième match en un mois. C’est long, c’est dur physiquement. Donc je pense que les entraîneurs vont quand même privilégier le choix des remplaçants.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.