Football/CAN 2012

Jacques-Alaixys Romao: « Ils ont oublié Obilale »

Le Franco-Togolais Jacques-Alaixys Romao.
Le Franco-Togolais Jacques-Alaixys Romao. AFP
4 mn

Jacques-Alaixys Romao vient de s’engager avec le FC Lorient, en championnat de France. Le milieu défensif en profite pour faire le point sur la saison à venir en club et en sélection nationale du Togo. Ce dernier affirme qu’il ne jouera plus avec les Eperviers tant que les dirigeants togolais n’auront pas davantage aidé Kodjovi Obilale, grièvement blessé lors de l’attaque de Cabinda.

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Jacques-Alaixys Romao, vous vous êtes fracturé une main. Comment va votre blessure désormais ?
Ça fait deux semaines que je suis plâtré. Mais ça se passe bien dans l’ensemble. J’ai repris l’entraînement avec le groupe, ce lundi (26 juillet).

Vous avez quitté Grenoble pour Lorient. Pourquoi ce choix ?
C’est un choix sportif, une évidence. Je voulais rester en Ligue 1 alors que Grenoble était relégué en Ligue 2. Après, restait à trouver un club où je pouvais encore progresser, montrer mes capacités à évoluer au sein de l’élite. J’ai donc choisi Lorient.

Quel discours Christian Gourcuff, l’entraîneur lorientais, a-t-il eu pour vous convaincre de jouer à Lorient ?
L’entraîneur a dit qu’il comptait sur moi. Quant un tel technicien vous tient ce discours, vous ne vous posez pas trop de questions. Ça m’a mis en confiance.

Grenoble faisait beaucoup déjouer ses adversaires. Lorient, au contraire, fait le jeu. Est-ce que votre rôle de milieu défensif va être différent dans cette nouvelle configuration ?
Oui, c’est sûr parce qu’à Grenoble ont joué de manière beaucoup plus défensive. On pensait à défendre avant d’attaquer. Avec Lorient, ça va être l’inverse. Ça va me forcer à faire évoluer mon jeu et progresser.

Les éliminatoires pour la CAN 2012 ont plutôt mal commencé pour le Togo avec un nul au Tchad et un autre, à domicile, face au Malawi. Comment expliquez-vous ces résultats mitigés ?
Il manquait beaucoup de joueurs, indisponibles durant ce mois de juillet, car ils reprenaient tout juste l’entraînement. C’est pour ça que les résultats n’ont pas été à la hauteur.
L’équipe est-elle encore perturbée par tous les événements qui ont suivi l’attaque meurtrière, à Cabinda, avant la CAN 2010 : à savoir la retraite internationale d’Emmanuel Adebayor et le changement de sélectionneur avec le remplacement de Michel Dussuyer par Thierry Froger ?
Oui, bien sûr. Personnellement, j’ai un peu mis l’équipe nationale entre parenthèses après ce qui s’est passé à Cabinda. J’ai discuté avec plusieurs personnes en sélection, soulignant que je reviendrai sur ma décision si la situation s’arrange pour notre gardien de but, Kodjovi Obilale (grièvement blessé par balles durant l’attaque, Ndlr).

Lorient est à moins de 50 km de Pontivy où jouait Kodjovi Obilale. Allez-vous en profiter pour lui rendre visite durant sa convalescence ?
Oui, bien sûr. J’ai déjà vu Kodjovi plusieurs fois depuis que je suis à Lorient. Il est d’ailleurs venu donner le coup d’envoi du match amical entre Rennes et Lorient. On a pu discuter tranquillement.
Que réclamez-vous à la Fédération togolaise au sujet de Kodjovi Obilale ?
On a l’impression que les dirigeants l’ont abandonné. Ce n’est pas normal ! J’espère qu’ils vont l’aider financièrement surtout car il est sans ressources du fait de ses blessures et il a une famille à nourrir. On veut être sûr que des assurances ont bien été prises à son sujet.

Est-ce qu’Emmanuel Adebayor peut revenir sur sa décision selon vous ?
Je ne sais pas du tout ! Lui seul connaît la réponse.

Est-ce que c’est la même équipe nationale du Togo sans Emmanuel Adebayor ?
Non, évidemment, ne serait-ce que par rapport à son leadership. Tout le monde connaît son talent. Mais il faudra faire sans lui. Personne n’est indispensable.
Si les choses s’arrangent pour Kodjovi Obilale, réintégrerez-vous le groupe pour la CAN 2012 ?
Oui, sans aucun doute !

VOIR LA FICHE DE JACQUES-ALAIXYS ROMAO 

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